Le cas d'Iban Mayo (photo L'Equipe) , contrôlé positif à l'EPO lors du Tour de France 2007, fait l'objet d'un très lourd différend entre la fédération espagnole de cyclisme (RFEC) et l'Union cycliste internationale (UCI). Le 19 décembre, au lendemain de la confirmation de la positivité de l'échantillon B de Mayo (considéré «illisible» par le laboratoire antidopage de Gand (Belgique), avant d'être jugé positif à l'EPO par celui de Châtenay-Malabry, auteur de l'analyse du A), la RFEC avait confié qu'elle était prête à «aller au conflit avec l'UCI» (voir L'Espagne soutient Mayo).
Ce lundi, elle a officiellement opposé une fin de non-recevoir à l'UCI. «Nous avons écrit à l'UCI le 28 décembre pour leur dire que le comité de compétition ne pouvait rouvrir» le dossier Mayo, a expliqué à l'AFP Eugenio Bermudez, secrétaire général de la RFEC. «Personne ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits» .La RFEC et l'avocat du coureur, l'ex-président de l'Association des cyclistes professionnels (ACP) Jose Rodriguez, ont adressé une lettre à l'UCI, estimant «illégale» la seconde contre-expertise pratiquée sur l'échantillon B de Mayo et expliquant la non-réouverture du dossier.
«Nous avons soutenu Mayo et nous continuerons à le faire parce que c'est ce que nous dicte la raison» , a également ajouté Bermudez. L'UCI a fait appel de la non-décision espagnole auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui doit se prononcer dans les prochains jours sur la suite formelle à donner à ce recours. (Avec AFP)


