GP de Grande Bretagne - Silverstone team par team

Eurosport - mar, 08 juil 17:49:00 2008

Le comportement des pilotes et des voitures passé au crible pour tirer les enseignements de la 9e manche du Mondial 2008.

2008 British GP McLaren Hamilton Kovalainen - 0

McLaren - Hamilton P1, Kovalainen P5

Lewis Hamilton avait déjà payé pour voir : en 2007, en Chine, il s'était fourvoyé en usant ses pneus "pluie" jusqu'à la corde. Dimanche, il ne s'est donc pas posé de question en rentrant la première fois, pour changer ses boudins. Ce choix a fait la différence face à Kimi Räikkönen (Ferrari), qui opta coupablement pour le statu quo. Mais l'Anglais, mort de faim pendant cinq tours inauguraux derrière son coéquipier Heikki Kovalainen, a rendu une copie quasi parfaite : juste un peu de jardinage quand beaucoup multipliaient les glissades et autres 360°. Controversé depuis sa monumentale bourde montréalaise et ses approximations nivernaises, le pilote de la MP4 N.22 avait aussi montré une certaine fébrilité en sortant de la piste samedi en Q3. En un après-midi, il a retrouvé l'amour du public british, debout pour l'acclamer dans les derniers tours. Cette première victoire à Silvertone est sa 3e en 2008 : elle parachève le tryptique dont il rêvait : la première de la saison, Monaco et Silverstone. Au championnat Pilotes, il reprend la tête avec 48 points, autant que les pilotes Ferrari.

Dominateur aux essais, Heikki Kovalainen n'a pas énormément profité de sa pole et a vite décroché derrière son coéquipier. Handicapé par un fort grainage sur ses trois relais, il a aussi commis deux tête-à-queue. Il a magnifié la fin de gp en livrant bagarre à Fernando Alonso (Renault), qu'il a joliment piégé à Brooklands.

BMW - Heidfed P2, Kubica Ab

Les noms de Nico Rosberg et Fernando Alonso circulent avec insistance pour remplacer Nick Heidfed en 2009 mais l'Allemand était là pour sauver les meubles. 5e sur la grille, il a assuré un minimum en l'absence de Robert Kubica, empêché de tourner en Q3 par un problème à l'arrière de sa F1.08 qui l'avait déjà handicapé vendredi. C'est ainsi que Heidfeld a battu pour la première fois de la saison son leader. En course, "Quick Nick" a fait un sans-faute pour se hisser jusqu'à la sixième place de dauphin de sa carrière. Après les essais, tout est allé de travers pour le Polonais, "en aquaplanage la plupart du temps". Encore en délicatesse avec son train arrière, il a filé à une vitesse impressionnante dans le gravier au tour 40. Son deuxième abandon de la saison a peu de conséquences au Mondial : il se tient à deux points des leaders.

Honda - Barrichello P3, Button Ab

Les RA108 étaient complètement larguées sur le sec : Barrichello (16e) et Button (17e) ont été incapables de sortir de la Q1. La pluie est arrivée comme une bénédiction pour les vieux briscards, et le stratège le plus malin était dans le camp japonais en la personne de Ross Brawn. L'ex-cerveau de Ferrari a ainsi validé le choix des "maxi pluie" pour un troisième relais qui a permis au Brésilien de reprendre des secondes par grappe. Un regret : un pit stop trop long lui a coûté la 2e place. Premier podium depuis Indianapolis 2005 pour le Pauliste, premier top 3 pour Honda depuis Sao Paulo 2006. A noter que, dans un GP de Monaco similaire, "Rubinho" avait déjà fait un formidable 6e. "JB" s'est mis à la faute au tour 39.

Ferrari - Räikkönen P4, Massa P13

Le champion du monde en titre est arrivé confiant même s'il restait sur une chevauchée inachevée à Magny-Cours et un roulage limité en tests à Silverstone. Néanmoins, il avait noté que le circuit du Northamptonshire avait souvent réussi à la Scuderia par le passé. Cela aurait encore dû être le cas si les stratèges rouges ne s'était trompés, persuadés par Météo France que la première averse n'aurait pas de suite. Son train "pluie" usé aurait dû être la parfaite réponse sur une piste s'asséchant, mais voilà, la pluie a redoublé ! Mal chaussé, il a jardiné et a vu Barrichello lui tourner autour. Il a fini à un tour de Lewis Hamilton.

"Le week-end de Silverstone est à oublier", a résumé son coéquipier brésilien. Accidenté en libres 1, pâle 9e en qualification, Felipe Massa a sans cesse cherché le sens de la marche en course. Entre l'épique pilote de la Ferrari qui avait pris la 6e place à Robert Kubica sous un déluge à Fuji en 2007 et celui de Silvertone 2008, il y a eu l'interdiction de l'anti-patinage... Ce changement a visiblement causé la perte du leader du Mondial, parti une demi-douzaine de fois en tête-à-queue. Pas brillant du tout...

Renault - Alonso P6, Piquet Ab

Du mieux samedi : les deux R28 étaient en Q3, avec Alonso 6e et Piquet 0.4 sec et une place plus loin. Dimanche, l'équipe était persuadée (comme Ferrari, également cliente de Météo France) qu'il n'allait plus pleuvoir après la première averse, c'est pour ça qu'elle a renvoyé ses pilotes en piste sans changer les gommes "pluie". Malheureusement, une averse plus violente allait suivre après le second pit. L'équipe a alors demandé à Alonso et Piquet de survivre avec ce qu'ils avaient. Seulement, il fallait tenir la moitié d'une course comme ça ; c'est pour ça qu'Alonso a dégringolé de sa 4e place en fin de parcours. Le jeune Piquet s'est fait happer par un bac à gravier comme d'autres bien plus expérimentés.

Toyota - Trulli P7, Glock P12

En retrait aux essais, Trulli est remonté de la 14e à la 7e place dans le premier tour ! Comme beaucoup, il n'a pas été bien avisé dans son choix de pneus au 1er pit mais il a conservé cette place jusqu'à l'arrivée. Deux points, la récolte n'est pas mince mais elle fait bondir Toyota devant Red Bull, à la 4e place du Mondial Constructeurs. Glock un peu mieux que son coéquipier en qualif (12e), mais deux fois en tête-à-queue lors de la seconde averse.

Williams - Nakajima P8, Rosberg P9

On ne donnait pas cher des FW30 après la qualification, avec Kazuki Nakajima 15e et Nico Rosberg 18e, finalement parti dernier. "C'est dommage d'avoir perdu la 7e place au profit de Jarno [Trulli] lors du dernier tour. Ses pneus étaient meilleurs que les miens et il était un peu plus rapide que moi dans les derniers tours lorsque la piste s'asséchait. L'équipe a pris une très bonne décision de me mettre les pneus maxi pluies au bon moment ; j'ai été capable de bien piloter la voiture dans ces conditions mouillées" , a dit le Japonais. Même tactique pour l'Allemand, premier non-primé.

Red Bull - Webber P10, Coulthard Ab

Mark Webber va encore s'énerver si on lui dit qu'il est un "poor racer" mais l'Australien a gâché au départ et totalement dans un tête-à-queue à Becketts. "J'étais très près de Kimi [Räikkönen], j'ai mordu la ligne blanche et j'ai perdu la voiture", a-t-il expliqué. Il a eu beau tailler dans le peloton avec une belle efficacité, le mal était fait. Adieu au public british raté pour David Coulthard, auteur d'un strike sur son successeur Sebastian Vettel dès le premier tour.

Toro Rosso - Bourdais P11, Vettel Ab

Sébastien Bourdais était à l'aise sur le mouillé samedi matin et a obtenu sa meilleure qualif (13e) l'après-midi. Mais la course fût une autre histoire. Il a souffert comme quasiment tous les pilotes d'une buée tenace sur sa visière et l'équipe a senti trop tard le coup trop tard. "Quand on a mis le deuxième set de pneus 'pluie' (inter), ça allait mais c'était très vite mais c'était trop tard, on avait perdu trop de temps à ce moment là. Je dirais que c'était une course sans histoire. On finit 11e, ce n'est pas trop mal", a résumé le Français. Vettel éblouissant aux essais : 7e en libres 1, 6e en libres 2, 4e en libres 3 et 8e en qualif, soit sa 2e présence de Q3 de l'année. DC était malheureusement dans ses roues dimanche.

Force India - Fisichella Ab, Sutil Ab

L'Aileron de requin qui prolonge le capot moteur est "suiviste" en termes de développement et ne coûte pas cher. Le reste des mises à jour sur le kit n'a apporté aucun changement et les monoplaces indiennes étaient bonnes dernières en qualif. D'étranges excuses désabusées aux sortie de piste dimanche : "Au moment de mon tête-à-queue, la piste commençait à sécher et c'était piégeur" , a expliqué Adrian Sutil. "J'ai perdu le contrôle de ma voiture au niveau du complexe car il y avait beaucoup de grainage sur les roues. Deux tours plus tôt, la piste commençait à sécher et il y avait encore plus de grainage. L'adhérence était nulle et je suis parti en tête-à-queue", a dit Giancarlo Fisichella.

Stéphane VRIGNAUD / Eurosport

Commentaires 1 - 8 de 8

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  1. COMM C'EST LEIS LE MEILLEURS, IL NE SAVAIT PLUS QUOI DIRE CAR AVANT SON AMERTUME ETAIT HABILLEMENT POUR MC LAREN ET LEWIS, MAIS AU VU DU DEROLLEMENT DE LA COURSE IL FUT DESTABILISE ET ON TROUVE DES RAISONS SUR LA METEO FRANCAISE, ELLE N'Y EST POUR RIEN..

    C'EST SIMPLEMENT LA FAILLE DE L'INTELLIGENCE DES HOMMES IL FAUT SAVOIR LE DIRE.

    De jackfame, le mar 8 juil 21h 37
  2. Pour ceux qui aiment bien dires ici que Ron Dennis avait tord de dire que Lewis est un pilote hors norme et complet!! je crois qu'il a fait une demonstration a la Senna, c'est dire qu'il est mieux que Prost Schumi....et bien d'autres, il est juste le meilleurs pilote de Formule 1, et le plus beau et plus sexy et glamour des pilotes....

    DECIDEMENT LEWIS IS THE BEST OF THE BEST.
    ET RON DENNIS EST RIEN D'AUTRTE QU'UN VISIONNAIRE.... LES JALOUX COMME CET ESPAGNOL ET C°...DOIVENT SE MORDRENT LES C..., ON ENTEND ICI ET LA IL NE SAIT PAS REGLER SA VOITURE COMME SI VOUS EN SAVIEZ MIEUX QUE LUI.
    ALORS, J'ESPERE QUE VOUS Y REFLECHIREZ-DANS L'AVENIR AVANT DE CRACHER VOTRE M. SUR CE JEUNE PILOTE QUI NE DIT RIEN DE MAL PERSONNE TOUT CE QU'IL VEUT C'EST D'ETRE CHAMPION DE F1 ET IL LE FAIT SI BIEN QUE LES JALOUX Y SONT LA POUR LUI RENDRE L'EXISTANCE DIFFICILE. ACTUELLEMENT PERSONNE NE DIT RIEN TOUS ON LE CUL AU SOL.

    BRAVOOOOOOOOOOOO MC LAREN ET LEWIS

    De jackfame, le mar 8 juil 21h 24
  3. "Felipe Massa a sans cesse cherché le sens de la marche en course. Entre l'épique pilote de la Ferrari qui avait pris la 3e place à Robert Kubica sous un déluge à Fuji en 2007 et celui de Silvertone 2008, il y a eu l'interdiction de l'anti-patinage... "
    allez le lui faire comprendre,lui qui fait tout pour battre kimi au risque de faire comme mc laren en 2007;sur ce grand prix ce que je regrette vraiment c'est la sortie prematuree de piquet,il ne meritait pas ca.

    De faouzi ben abid, le mar 8 juil 7h 19
  4. Il faut remercier Météo France. Quelle bande de guignoles.

    De kaualiki, le mar 8 juil 0h 38
  5. Au non de quoi ce journaliste se permet de juger les équipes et les pilotes !
    Je ne connait une école de journalisme sérieuse qui permettrai un tel jugement !
    D'ailleurs les bons journalistes le disent : rapporter les faits !
    Memes les juges de justice ne s'aventureraient pas aussi loin !

    De davidbowie, le lun 7 juil 23h 48
  6. Renaud, le fond du problème, c'est que journaliste de F1, c'est un métier, un vrai. Que ça demande de l'expérience et de la pratique avant de devenir sinon bon (ça n'est pas donné à tout le monde), au moins acceptable. Et que se permettre de juger les pilotes, les vraiment bons journalistes spécialisés ne s'y risquent qu'avec un prudence extrême, et à condition d'avoir le sentiment d'avoir tous les éléments en main.

    Mr Vrignaud ne les a manifestement jamais, mais le pire est évidemment qu'il ne s'en rend même pas compte, et passe son temps à nous asséner ses vagues suppositions personnelles comme étant des vérités premières. Mieux vaut en rire... mais c'est agaçant, extrêmement, on est bien d'accord!

    De Whitey, le lun 7 juil 22h 54
  7. ... commentaires tristement "vrignaudesques" comme d'habitude. Juste deux exemples :

    - Heidfeld "a assuré un minimum" - ah bon? Finir deuxième, c'est assurer un minimum? Et ben dites moi, rudement exigeant, Mr Vrignaud, non? - et "a battu pour la première fois de la saison son leader". D'abord doublement faux, il ne l'a pas battu puisqu'il ne termine pas, et ensuite c'est la deuxième fois (second en Australie, ou Kubica ne termine d'ailleurs pas non plus), mais surtout, quel "leader"? Heidfeld n'était pas davantage le leader de Kubica l'an dernier que ça n'est l'inverse cette année : il faudrait songer à réviser et surtout enrichir son vocabulaire de "spécialiste", hmmmm? Pssst : "équipier", ça suffit largement!

    Ensuite Massa, lapidé comme il se doit par notre éminent analyste, avec, pour changer, entre parenthèses ce qui manque :

    Accidenté en libres 1 (sorti sur l'huile laissée par le moteur cassé d'Alonso), pâle 9e en qualification (son équipe n'ayant pas réussi à changer ses roues en temps utile pour lui permettre d'effectuer son deuxième run)... et notre éminent spécialiste de conclure que, entre 2007 et 2008 "il y a eu l'interdiction de l'anti-patinage... Ce changement a visiblement causé la perte du leader du Mondial". "Visiblement", bien sûr! Et, à Monaco, où il pleuvait et où il y a des remises en puissance autrement plus brutales, on lui avait remis l'anti-patinage, bien sûr?

    Tout le reste est de la même eau, ça serait fastidieux de commenter plus avant... Coluche avait une assez belle formule pour ce genre de verbiage : "Quand on en sait aussi peu, on ferme sa g...e". @#$%-ter-nant, comme d'habitude...

    De Whitey, le lun 7 juil 22h 47
  8. C'est pathétique ce journaliste stéphane vignaud. Il n'y a rien dire de plus, il y a des personnes qui sont payées cher en plus pour sortir ce genre d'article. "hamilton mort la faim kovalonen a lui magnifié le grand prix / copie quasi parfaite" C'est une insulte à toute personne humaine honnete. C'est peut etre votre passport pour exister, Vignaud à sortir de tel article sans talent et malhonnete?
    J'ai honte pour vous vignaud europsort yahoo. et d'accès a venir sur ce site pour m informer....

    De Renaud N, le lun 7 juil 22h 42
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