Eurosport - ven, 07 sept 22:02:00 2007
Erik Zabel a remporté au sprint la septième levée du Tour d'Espagne, au terme d'une étape très mouvementée dans le final. Le coureur allemand s'impose pour la première fois dans un grand Tour depuis ses deux succès, l'année passée, sur les routes ibériques.
Bousculé par les affaires de dopage, persona non grata au sein de la sélection allemande pour les Mondiaux, qui n'est pas encore connue, Erik Zabel a tenu à répondre sur la route en remporter le huitième succès d'étape de sa carrière sur cette Vuelta très nerveuse depuis le départ de Vigo. Une victoire qui fera, à coup sûr, réfléchir son sélectionneur national. C'est également la dernière occasion pour les sprinters de s'exprimer avant un week-end en altitude.
Car, si les choses n'ont pas encore véritablement commencé sur ce Tour d'Espagne avec une seule arrivée au sommet disputée aux Lacs de Covadonga, on peut dire que beaucoup de coureurs ont laissé quelques plumes ou encore posé pied à terre en conséquence des nombreuses chutes des jours précédents. De plus, le profil de l'étape du jour a été fertile pour les attaques avec cent premiers kilomètres assez vallonnés dans les zones reculés de la Rioja.
Un but: éviter les chutes
Un terrain dont profite Jesus Rosendo (Andalucia - Cajasur) et Raul Garcia de Mateos (Relax - GAM) pour s'échapper dès le départ. Les coureurs, membres de deux formations invitées sur la course, creusent rapidement l'écart et pointent avec neuf minutes d'avance à plus de 120 kilomètres de l'arrivée. Malgré la présence d'un vent favorable, ils sont très vite pris en chasse par les équipiers de sprinters bien décidés à provoquer une nouvelle arrivée groupée.
Les Bennati, Boonen, Petacchi, Zabel et autre Freire, déjà auteur de trois victoires d'étape cette année, ne comptaient pas laisser s'en aller Rosendo et Garcia, déjà membre d'une échappée au long cours lors de la deuxième étape. Le scénario est inéluctable. Il est, de plus, agrémenté par la nervosité du peloton. Une chute a d'abord lieu à un peu plus de 30 kilomètres de l'arrivée. Boonen et Chavanel, notamment, sont piégés mais c'est un coéquipier de Cadel Evans qui est le plus touché, Bert Roesems (Predictor-Lotto). Il doit finalement se résoudre à dire "adios" à la course.
Alors que les échappés soient repris aux encablures de Saragosse, une deuxième chute intervient à moins de deux kilomètres de la fin de l'étape. De nombreux coureurs finissent attardés, et ce sont seulement cinq coureurs qui se présentent sous le portique du dernier kilomètre. Zabel à droite, Petacchi à gauche, c'est finalement le vieux briscard allemand qui s'impose d'une courte tête devant Allan Davis, Paolo Bettini et Koldo Fernandez. Sylvain Chavanel, impliqué dans la première chute, parvient à se faufiler jusqu'à la huitième place. De bon augure pour la suite. Samedi, la course sera, on l'espère, définitivement lancée dans le chrono long de 52 kilomètres vers Saragosse.
Yassine BEN RAJEB / Eurosport