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Rugby: Toulouse-Biarritz, une affiche entre deux grands qui se cherchent encore

dim 07 sep, 15h44


TOULOUSE (AFP) - Le champion de France Toulouse reçoit Biarritz dimanche (20H00) pour l'un des chocs de la 3e journée du Top 14, rendez-vous précoce entre deux grands qui se cherchent encore, et baromètre de leur retour progressif aux affaires.

L'un ne s'alarme pas, l'autre ne s'emballe pas. Le Stade, avec une défaite (à Montpellier) et un succès poussif (sur Dax) dit payer logiquement sa reprise tardive de champion. Biarritz, lui, compte deux victoires (sur Bourgoin et Castres) et chasse petit à petit les fantômes d'une saison 2007-08 complètement ratée.

Les deux clubs, qui trustèrent six des 10 derniers titres nationaux, ont en effet des raisons de penser que le meilleur est à venir.

Biarritz, car il renoue déjà avec une vitalité offensive qui le fuyait l'an dernier: cinq essais en deux matches, un total que le BO avait mis six journées à atteindre la saison passée !

"On est bien conscient des choses positives, mais aussi qu'il y a beaucoup de réglages à faire", pose Jack Isaac, coach des arrières. "On a basculé sur l'offensive, on voit des choses intéressantes, mais il faut être plus exigeant en défense, où on était plus fort d'habitude."

Toulouse aussi attend du mieux: parce qu'en rattrapant son retard de temps de ballon, imperfections et scories vont bien finir par s'estomper. Et qu'avec les retours prochains de Donguy, Skrela (de blessures) et Michalak (des Sharks en novembre), le turn over qui fut une force en 2007-08 va de nouveau aider.

Cela vaut pour Benoît Lecouls, qui s'apprête à vivre la burlesque expérience de jouer dimanche contre Toulouse... dont il rejoindra l'effectif lundi. Le pilier international du BO regagne le Stade (où il joua en 2001-04) après trois journées, au terme d'un accord entre les deux clubs, le temps que le BO récupère sa recrue néo-zélandaise Campbell Johnstone.

De leur jeu en rodage, les Toulousains ne s'inquiètent pas trop: "On sent qu'on va y arriver, mais on est loin de notre maîtrise de l'an passé", dit Maxime Médard. "Il nous faut batailler davantage, la sortie du ballon n'a pas la même efficacité", ajoute Grégory Lamboley à propos des rucks et leur arbitrage. "On ne se fait pas de soucis car on va vite s'adapter."

Biarritz, diminué devant (Harinordoquy, Vahafolau, Couzinet, Hall, Carizza, Noirot absents), est encore moins stressé à l'heure de sa visite chez un club qu'il n'a plus battu depuis la finale 2006. Même s'il aimerait bien valider ses nouvelles dispositions, notamment avec l'influence de l'ex-Toulousain Courrent en N.10.

 

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