METZ, Moselle (Reuters) - Francis De Taddeo s'interroge sur son avenir à la tête du FC Metz, qui a sombré dans un climat de tensions exacerbées après sa défaite 1-0 à domicile contre Auxerre.
Après 16 matches, le FC Metz, lanterne rouge depuis la quatrième journée, semble d'ores et déjà condamné à la relégation en Ligue 2 puisqu'il accuse 10 points de retard sur le premier non-relégable, Toulouse, qui compte deux matches en retard.
Les Mosellans se sont inclinés samedi pour la onzième fois de la saison dans un contexte hostile. Les deux principaux groupes de supporters ont boycotté la rencontre et le président Carlo Molinari a quitté le stade en cours de partie.
Le staff technique a accordé deux jours de repos aux joueurs. La prochaine séance est programmée mardi matin, ce qui laisse le temps aux rumeurs de se développer quant au sort de l'entraîneur.
Une réunion est organisée lundi après-midi au siège du club entre le président et les actionnaires.
"Il y aura du football à Metz l'an prochain. En L1 ou en L2. On espère que ce sera en L1 même si les chances son très minces. Je serai là au prochain entraînement, sauf si les dirigeants me demandent de faire autre chose", a lui-même lâché Francis de Taddeo.
BANDEROLE
Carlo Molinari, qui a quitté Saint-Symphorien samedi après avoir lu une banderole "Dirigeants coupables, vidons la corbeille", ne s'est pas rendu en salle de presse après le match. Seuls quelques joueurs sont venus à la rencontre des micros et des caméras.
"Je n'ai pas le droit de dire qu'on est en L2. Il reste 22 matches à faire avec dignité et caractère. On a un club, des supporters, une région. L'an passé, on les a fait rêver. Cette année, on les fait pleurer. Il faut travailler", dit le milieu de terrain Julien François.
Le FC Metz a encaissé l'unique but de la rencontre à la 55e minute sur une frappe de Thomas Kahlenberg. Il avait jusqu'alors plutôt fait jeu égal avec les Bourguignons, qui se sont néanmoins procuré néanmoins les occasions les plus nettes.
"Les premiers fautifs, c'est nous, les joueurs. Il sera facile de trouver des fusibles. Je me sens responsable. Les six mois qui viennent vont être difficiles. Statistiquement, personne ne s'est jamais sauvé avec aussi peu de points", poursuit François.
Le milieu de terrain craint de voir une partie du vestiaire lâcher De Taddeo.
"Quand l'équipe est en crise, le vestiaire a tendance à partir en crise aussi. Ceux qui ne jouent pas se disent qu'ils joueraient avec un autre entraîneur. Il faut rester pro, ne pas amener une ambiance nauséabonde dans le vestiaire. Mais il y a des risques que l'on connaisse ça", dit-il.
Le club lorrain n'a remporté qu'une seule rencontre depuis le début de la saison face à un autre promu, Caen (2-1). Pour le prochain match, ils se déplacent à Saint-Etienne.

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