Eurosport - jeu, 08 janv 13:02:00 2009
Voici ce qu'ont dit les principaux protagonistes de la 4e étape du Dakar 2009, courue entre Jacobacci et Neuquen (380 km).
MOTOS :
Marc Coma (KTM, 1er) : "C'était une étape jolie avec du pilotage au début et ensuite un peu plus de navigation. Le paysage a changé et induit une course plus technique. Plus physique aussi car on commence à se ressentir des premiers efforts. Aujourd'hui, c'était plus court mais vraiment plus dur que les autres jours. Cela faisait un peu penser au Maroc avec des pistes qui ont du rythme. Je n'ai pas eu de problèmes avec les pneus. Comme c'était moins long aujourd"hui on avait pris l'option des bib mousse. Je n'ai eu aucun problème à ce niveau. La curiosité du jour c"est que j'ai dû ouvrir 4 ou 5 portes. Ce sont les barrières pour faire passer le bétail dans les propriétés d'ici. Sur le Patagonia - Atacama la tradition c"est de les refermer derrière soi pour que tout le monde soit à égalité. Mais là, j"ai laissé ouvertsurtout qu'il y avait Viladoms derrière !"
Cyril Despres (KTM, 2e à 1'17) : "Cela fait plaisir de vivre une journée sans galère. J'avais l'impression que cela n'existait pas. J'ai retrouvé le sourire. Et sur cette étape, j'ai parfois oublié le classement. C'était un peu dur de doubler, d'autant que j'en ai doublé 40. Il y avait de la glisse, des parties de pilotage. C'était pour l'instant la plus jolie spéciale. Maintenant, je ne vais pas lâcher l'affaire. Rouler doucement pour relier Buenos Aires n'est pas dans ma mentalité."
David Frétigné (Yamaha, 4e à 4'31) : "C'était très beau. On finit par de la piste caillouteuse, un peu plus rapide, avec un passage de rio très sympa avec beaucoup de monde qui encourageait. Vraiment, une belle spéciale, variée. Je ne me suis jamais autant amusé sur le rallye. C'est aussi la configuration des spéciales qui fait ça. Elles sont techniques, elles sont intéressantes, elles demandent de la concentration. En tant que pilote, pour rouler, c"est top."
AUTOS :
Carlos Sainz (Volkswagen, 1er) : "On a commencé très fort, à une allure très rapide. On a rattrapé Nasser Al Attiyah. Quand il s'en est rendu compte il a encore attaqué. Et on a continué tout les deux sur un rythme très élevé, jusqu'à ce que dans un passage hors piste je puisse le doubler. Mais juste après l'avoir passé une de mes roues a commencé à perdre de l'air. J"ai du m'arrêter pour mettre de l'air car ce n"était pas une crevaison complète, c'était une crevaison lente. Jusqu'à la fin de la spéciale je perdais régulièrement de la pression. Je crois que je suis arrivé avec un demi-kilo de pression et je gagne pour 5 ou 6 secondes. C'est dommage, j'aurais pu faire mieux."
Nasser Al-Attiyah (BMW, 2e à 6") : "Je crois que Carlos Sainz m'a dépassé un peu avant d"arriver au 100e kilomètre. Ensuite je l'ai suivi, et nous avons roulé jusqu'à l'arrivée. Ce n'est pas un problème qu'il remporte l'étape. C'est même une bonne chose pour moi qu'il s"élance devant moi pour une étape où il devrait y avoir des dunes. J'ai abîmé un peu la voiture parce qu'il y avait beaucoup d'arbres, et en même temps beaucoup de manoeuvres à effectuer pour dépasser des motards. Donc nous avons touché des arbres à plusieurs reprises, mais ce n'est rien de grave. Ce Dakar se passe très bien, nous sommes là !"
Giniel De Villiers (Volkswagen, 6e à 5'48) : "Ce n'est pas une si mauvaise étape. J'ai rattrapé Dieter Depping qui avait crevé. J'ai vu Carlos Sainz et Nasser Al Attiyah. J"étais à deux minutes derrière eux. Le parcours était très accidenté, plutôt vallonné. Il était difficile de relancer et d'attaquer pour revenir. Quand tu es à deux minutes ce n'est pas simple comme ça de reprendre du temps. Les étapes deviennent de plus en plus difficiles. C'est vraiment le Dakar."
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