LONDRES (Reuters) - Astana doit être invité à participer au prochain Tour de France malgré les scandales de dopage liés à l'équipe kazakhe lors de l'édition 2007, a déclaré Pat McQuaid, président de l'Union cycliste internationale (UCI).
"Il n'y a aucune raison de ne pas inviter Astana au Tour de France", a dit McQuaid, cité par la revue Cycling Weekly.
"Je sais que le Tour de France a souffert des agissements de certaines équipes mais cette année, après le sommet organisé à Paris en octobre et la création du passeport biologique, nous avons fait passer le nombre de contrôles antidopage de 1.000 à 8.000", a-t-il ajouté.
"Cela signifie que les cyclistes des 18 équipes du ProTour sont les athlètes les plus contrôlés au monde et il n'y a donc aucune justification éthique de ne pas inviter une équipe plutôt qu'une autre."
La structure d'Astana a changé après notamment les contrôles positifs d'Alexander Vinokourov lors du dernier Tour.
La société ASO, organisatrice du Tour, a prévenu qu'aucune équipe n'était assurée de participer à la prochaine Grande Boucle.
Astana, qu'a rejoint l'Espagnol Alberto Contador, vainqueur du dernier Tour de France, n'a pas été sélectionné par les organisateurs du prochain Giro d'Italie.
"Pourquoi ASO pourrait-il choisir les équipes pour le Tour de France alors que tous les autres organisateurs acceptent les règles de notre sport?", interroge McQuaid.
"Ils doivent accepter le fait que l'UCI fixe les règles de notre sport."
"C'est le noeud de l'ensemble du problème entre ASO et l'UCI. ASO ne respecte pas les règles. Maintenant, ASO a le choix: suivre les règles de l'UCI ou quitter l'UCI. C'est l'un ou l'autre."
Alan Baldwin, version française Bertrand Boucey

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