Cannes tombe de haut

Eurosport - sam, 08 mars 21:44:00 2008

Cannes, leader de Pro A et tenant du titre, s'est incliné en demi-finale de la Coupe de France (3-2) face à Beauvais, samedi, après avoir pourtant mené 2 sets à 0. Montpellier a décroché le second ticket pour la finale de dimanche en disposant facilement de Tours (3-0).

VOLLEYBALL Cannes - 0

"On a oublié de finir le match", constatait l'entraîneur Laurent Tillie avant de parler de "grosse déception car on était à deux matches d'un titre" . Les Azuréens peuvent cependant avancer des circonstances atténuantes. Fourbus par le cumul Championnat-Ligue des champions, ils revenaient tout juste d'un voyage mouvementé à Kazan dans la Russie profonde, o ils ont subi une défaite 3 à 0 et un retard d'avion.

A Paris, nouveau contretemps: les joueurs de la Croisette n'ont pas pu prendre la température de la salle samedi matin, le bus devant les emmener à Coubertin n'ayant jamais pointé le bout de son capot... Ajouté à l'absence au centre de Hotulevs, cela commençait à faire beaucoup et, une fois bousculés, les Cannois se sont complètement éteints face à l'équipe très "pays de l'Est" de Beauvais qui a montré une belle grinta. "J'ai l'impression qu'il n'y a plus rien, que la machine est en surchauffe", a déploré Tillie, inquiet avant le match retour face à Kazan mercredi.

Montpellier séduit

"Au début, ils étaient plus puissants mais je n'ai pas arrêté de dire à mes joueurs que, en face, ils étaient fatigués. Il fallait faire durer le match. C'était la solution", s'est félicité l'entraîneur de Beauvais Alain Dardenne. "Jouer une finale c'est bien mais c'est encore mieux de la gagner , a-t-il ajouté, même si cette première est déjà une très bonne chose pour le club." Ce sera face à Montpellier, avec la perspective de se qualifier pour la prochaine Ligue des champions, ce qui serait une sensation pour le petit club de l'Oise.

Mais l'affaire s'annonce compliquée car le MUC a fait une très belle impression dans sa demi-finale face à Tours, beaucoup plus intense que la première et franchement enthousiasmante sur la fin. La "French Team" du volley français, qui compte dans ses rangs des nouveaux et anciens Bleus comme Rouzier (brillant samedi et auteur du contre final), Geiler, Daquin et Schalk, a séduit avec un jeu très rythmé pour transformer la saison de Tours, pourtant doté d'un effectif rutilant, en cauchemar définitif. "C'est une grande satisfaction, mais le plus dur reste à faire: gagner la finale, on n'est qu'à la mi-temps, a savouré Rouzier, la Ligue des champions pour l'instant on n'y pense pas." Elle est pourtant tout près...

AFP