Eurosport - dim, 08 mars 16:01:00 2009
Nicolas Vouilloz (Peugeot Kronos) s'élance vendredi à l'assaut du rallye de Curitiba. Le Français a hâte de repartir de l'avant après son abandon au rallye Monte-Carlo. Sur des routes très rapides, le champion sortant aura à coeur de prendre des gros points.
Comment s'est déroulé votre emploi du temps entre la fin du Monte-Carlo au mois de janvier et les premières reconnaissances de Curitiba cette semaine ?
Nicolas Vouilloz : J'étais au Kénya pour une course de VTT. J'ai terminé deuxième. Vu ma préparation c'est plutôt pas mal. J'aurais préféré gagner mais je n'ai pas de regrets. Je l'ai pris comme des vacances et c'était très sympa. Depuis je suis arrivé à Curitiba mercredi dernier pour m'acclimater au mieux au décalage horaire.
Vous avez abandonné au Monte-Carlo le deuxième jour après avoir cassé votre direction lors d'une sortie de route. Vous aurez certainement à coeur de repartir de l'avant.
N.V. : C'était difficile. On aimerait bien repartir du bon pied et enchainer une bonne saison. Les routes sont belles ici, c'est relativement rapides et très beau. J'espère que l'on va bien s'amuser. On a roulé en essais avec Peugeot Sport à Château-Lastours, dans le sud de la France. La voiture était pas mal même mieux que pas mal. Elle était agréable à piloter. J'espère que l'on retrouvera un peu le même feeling sur ces routes.
Comment se sont déroulées les reconnaissances ?
N.V. : Bien. On a failli se prendre une voiture de presse dans le dernier passage ! (rire). On a de bonnes conditions, on a découvert des routes rapides. Le premier jour c'est très rapide avec des longues routes larges et des sauts. Il y a de nombreuses lignes droites. Le deuxième jour c'est également rapide mais il y a plus de virages parfois cachés. C'est un peu plus technique et c'est plus sympa à rouler.
Quel scénario envisagez-vous?
N.V. : Il n'y a pas un grand intérêt à partir fort et à ouvrir la route le deuxième jour. Le premier jour, on se mettra dans le rythme sur les routes rapides. C'est vrai qu'on ne roule pas souvent sur ce type de route. La dernière fois, c'était en Russie l'an passé. On fait un rallye pas an comme ça et on ne fait pas d'essais sur ce type de surface.
Quoi qu'il arrive, il faudra un temps d'adaptation. Il ne faudrait pas être au delà d'une minute au soir du premier jour sur le leader mais si nous sommes à trente secondes, ça ira. L'objectif c'est d'aller au bout. Il n'y a pas beaucoup de S2000 au départ. Pour le championnat c'est intéressant d'être à l'arrivée.
En l'absence de Skoda, les Fiat Abarth seront vos rivales les plus sérieuses ?
N.V. : Oui c'est sur mais il ne faut pas oublier les Groupe N avec Ligato (Mitsubishi, ndlr) par exemple. C'est très rapide et pas très cassant le premier jour, les pilotes locaux ne seront donc pas trop désavantagés. Ensuite le deuxième jour, c'est un peu plus technique. Ils seront un peu pénalisés par rapport aux S2000.
Que pensez-vous de l'idée des organisateurs de faire cohabiter deux événements de sports mécaniques, l'IRC et le WTCC ?
N.V. : L'idée est bonne. Pour l'instant on n'a pas trop vu les pilotes WTCC car ils ne sont pas arrivés. Jeudi Yvan Muller (champion du monde WTCC 2008, ndlr) montera avec moi lors du shake down et le samedi après-midi, il est prévu que j'aille le voir sur le circuit. Le fait de pouvoir partager des choses, des à côtés dans les stands par exemple, c'est sympa.
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