BIARRITZ (Reuters) - Marcel Martin, le président du Biarritz Olympique qui se rend vendredi soir chez le leader Toulouse en ouverture de la 16e journée du Top 14 se veut confiant en l'avenir de son équipe malgré un manque de constance dans les résultats depuis le début de la saison.
Quatrièmes du classement, en position de qualifiable pour les demi-finales de la compétition, les Biarrots pourraient être doublés dès ce week-end en cas de défaite à Toulouse et de victoire de Perpignan ou de Castres, actuels cinquième et sixième à seulement un point des Basques.
Cette situation n'effraie cependant pas Marcel Martin, qui mise sur une fin de saison plus favorable.
"Cette saison, nous avions deux objectifs: la Coupe d'Europe et le championnat. Le championnat est une compétition de plus longue haleine que la Coupe d'Europe où on a été éliminé dès la phase de poules", rappelle le président du club basque, champion de France en 2002, 2005 et 2006.
Privés de quarts de finale de Coupe d'Europe, tarif minimum depuis 2002 pour des Basques qui en avaient disputé la finale en 2005 (19-23 face au Munster), les Rouge et Blanc ont reporté leurs ambitions sur un Top 14 où ils comptent actuellement 17 points de retard sur Toulouse.
Et à l'exception d'une victoire probante sur le Stade Français (9-6), et d'un petit succès (10-0) sur Brive le week-end dernier, trois défaites en cinq matches sont venues sanctionner une période difficile.
"On vient de passer la moitié du championnat et on n'a pas enclenché le double démarrage. Mais on est quatrième, on a un match de plus à jouer à domicile lors de la phase retour, avec un programme intéressant", assure le président biarrot.
RETOUR D'IMANORDOQUY
Marcel Martin, qui à plusieurs reprises a montré quelques signes de tensions quand son équipe ne se montrait pas à son avantage, estime que depuis le début de la saison, le BO a joué de malchance et manqué de réussite.
"On a donné beaucoup de joueurs à la Coupe du monde puis au Tournoi, on a eu beaucoup de blessés et même disputé un match avec 14 joueurs à l'infirmerie et quatre autres retenus chez les Bleus", souligne Marcel Martin, qui pense que "les circonstances vont maintenant être meilleures".
Pour lui, le match à Toulouse pourrait servir de déclic.
"Nous ne contestons pas que les deux meilleures équipes du championnat sont actuellement Toulouse et Clermont. Mais c'est le moment de nous montrer", assène un président qui n'a pas oublié le match aller au cours duquel les joueurs de la ville rose étaient venus s'imposer 18-6 à Aguilera face à une formation basque incapable de se créer la moindre occasion d'essai.
A la suite de ce match le staff technique avait été remanié, Jack Isaac rejoignant le couple d'entraîneurs Patrice Lagisquet-Jacques Delmas.
Depuis, Biarritz a été branché sur courant alternatif, allant du bon au moins bon, la sérénité attendue n'étant pas au rendez-vous, à l'image des vestiaires fermés aux journalistes vendredi dernier à l'issue du match contre Brive et de la préparation à huis clos toute la semaine.
L'éclaircie dans le jeu et les résultats du BO viendront peut-être du retour sur les terrains de joueurs absents ces dernières semaines.
C'est le cas notamment dès ce week-end pour le troisième ligne international Imanol Harinordoquy, de retour après quatre semaines d'absence pour une blessure à un genou, du demi de mêlée Julien Dupuy et du centre Henry Fa'afili, absents face à Brive.

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