PARIS (Reuters) - Les athlètes français ne pourront pas porter le badge "Pour un monde meilleur" lors des Jeux olympiques de Pékin, ce qui crée une polémique.
La fin du badge a été annoncée par le président du Comité national olympique français (CNOSF), Henri Sérandour.
"On ne peut pas mettre un badge pour la cause d'untel, un badge pour une autre cause", a-t-il dit lundi soir sur L'EquipeTV.
"On va respecter la charte qui est: aucune manifestation tangible de quoi que ce soit pendant les manifestations sportives et pendant le défilé des cérémonies d'ouverture et de clôture", a-t-il ajouté.
Sérandour a expliqué que parmi les 205 pays réunis au sein du Comité international olympique, "il y en a qui veulent porter des badges mais pour d'autres causes que celle-là, parce que le Tibet n'est pas leur priorité principale, leur priorité principale c'est de donner à manger à leurs enfants, c'est de vivre (...)".
Ce badge frappé des cinq anneaux olympiques avait été créé à l'occasion du passage de la flamme olympique à Paris en réponse aux critiques sur la répression chinoise des émeutes au Tibet et sur la situation des droits de l'homme en Chine.
Lors de sa présentation à la presse, David Douillet, double champion olympique de judo et co-président de la commission des athlètes du CNOSF, avait précisé que le président du Comité national olympique et sportif français avait validé ce projet.
"REGRETTABLE"
Douillet devait rencontrer Nicolas Sarkozy à l'Elysée mardi après-midi. La question du badge sera sans doute au coeur de leur entretien.
L'ancien judoka et Sérandour tiendront ensuite une conférence de presse commune au siège du CNOSF à Paris
Les athlètes avaient l'intention d'arborer ce badge lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin.
Le secrétaire d'Etat franç

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