L'entraîneur de la meilleure équipe n'est pas forcément le meilleur entraîneur. Voilà peu ou prou la leçon à retenir du vote qui a eu lieu mardi au siège de la Fédération française (FFBB) pour choisir les entraîneurs de l'année. Si le trophée ne pouvait pas échapper à Pierre Vincent en Ligue féminine après la saison écrasante de Bourges, ni Vincent Collet (Le Mans), ni Jean-Michel Sénégal (Bourg-en-Bresse), qui mènent le jeu en Pro A et en Pro B, n'ont pas été récompensés.
En Pro A, les belles saisons des petits budgets Le Havre (5e) et Vichy (6e ex aequo) mettaient leurs coaches, Christian Monschau et Jean Louis Borg, en valeur, là où la triste aventure du Mans en Euroligue a pu jouer contre Vincent Collet. Le frère de Jean-Luc Monschau - récompensé en 1989 - a finalement reçu les faveurs du jury (composé de membres de la FFBB, de représentants du syndicat des entraîneurs et de journalistes) au détriment du nouvel assistant de l'équipe de France.
Le Havre fait d'ailleurs coup double puisque Jean-Manuel Sousa garde son titre de meilleur coach des espoirs. D'une certaine manière, c'est paradoxal puisque le STB pointe en tête de la catégorie alors que les résultats y sont logiquement moins parlants ou renteus en priorité. En Pro B, le titre est revenu à Michel Veyronnet , coach historique de Rouen, deuxième à une seule longueur de Bourg-en-Bresse.


