On l'avait quitté, mercredi soir, soulagé et satisfait d'une qualification pour la finale de la Coupe de France. La deuxième de suite à titre personnel, après celle gagnée en 2007 avec Sochaux. « J'y ai pris goût. J'ai vécu des moments très forts l'an dernier, j'ai envie d'y regoûter », confiait Alain Perrin (Photo L'Equipe) après le match. Le 24 mai contre Le PSG, l'OL visera peut-être le doublé, lui est déjà certain de vouloir réussir le sien.
Pourtant, on l'a retrouvé ce jeudi matin, lors de son traditionnel point presse d'avant-veille de match, beaucoup plus tendu et stressé. Agacé même par des questions sur les inquiétudes et les doutes que pourraient nourrir le retour de Bordeaux au classement et une fin de saison incertaine. « Je ne suis pas sur la réserve, se défend-il. Ce sont les questions des journalistes qui mettent sur le reculoir dans leur formulation. Elles ont toujours posées sur le sens du doute et de manière négative. C'est agaçant. On est confiant en nos possibilités, on reste maîtres de notre destin. Il n'y a pas de doutes. » Malgré tout, le coach lyonnais se montre beaucoup moins disert qu'il y a quelques semaines. Interrogé par exemple sur le match de Hatem Ben Arfa contre Sedan, il a eu pour seul réponse : « Mon avis reste entre lui et moi. »
Perrin n'a cependant pas fait de difficultés pour parler du rendez-vous samedi contre Nancy. Sur le contexte, tout d'abord. « Sur le plan offensif, on vendange un peu. On n'a pas réussi à gagner deux fois de suite à Gerland ces derniers temps. Il y a eu des contre-performances contre Rennes (1-1) puis Caen (2-2). Il faudra un OL au meilleur de sa forme physique, de sa combativité et de sa qualité collective. » Perrin ne doute pas un instant de la motivation et de l'esprit adéquat qu'arboreront les joueurs au moment du coup d'envoi. « Certains comme Keita ou Bodmer n'ont encore jamais connu de titre. Tout le monde a envie d'aller chercher ce 7e trophée pour le club. On travaille depuis 10 mois d'arrache-pied, ce n'est pas maintenant qu'on va lâcher », souligne-t-il. Au final, contre une formation de Nancy « très difficile à manoeuvrer », l'OL ne devra pas se poser des tas de questions. « On ne fera aucun calcul, il faut gagner à domicile. Si on n'y parvient pas, on avisera autre chose pour le prochain match. » S.L., à Lyon


