GP de Turquie - Tuzla verbatim

Eurosport - jeu, 08 mai 16:21:00 2008

Impressions de pilotes et membres d'écuries avant le Grand Prix de Turquie, la 5e manche du Mondial de F1 2008, disputée dans la banlieue d'Istanbul.

FORMULA 1 Heikki Kovalainen McLaren Montmelo 08 - 0

Kimi Raïkkönen (Ferrari) : "J'aime beaucoup le circuit du GP de Turquie. Ça monte, ça descend et il y a des virages intéressants. Vous avez de belles sensations, particulièrement lorsque vous vous engagez sur le virage numéro 8. J'ai remporté deux des quatre premières courses et j'ai terminé une fois à la seconde place. Avec 29 points, je mène le championnat de neuf unités. Nous devons être à 100% pour rester devant nos concurrents et je ne veux pas changer mon approche."

Felipe Massa (Ferrari) : "Pas besoin de pense-bête pour savoir ce que je vise ce week-end : je veux enregistrer ma troisième victoire de suite en Turquie ! En ce moment, je m'éclate à me battre contre Kimi [Räikkönen] et ma deuxième place en Espagne reste un bon résultat".

Luca Baldisserri (Ferrari, responsable de l'activité piste) : "Nous espérons poursuivre notre série de deux victoires consécutives, ici à Istanbul, et nos trois victoires depuis le début de la saison. Les monoplaces utilisées par Kimi (Raïkkönen) et Felipe (Massa), possèdent presque les mêmes réglages que ceux utilisés en Espagne, à l'exception près, qu'à Istanbul, nous n'utiliserons pas notre nez avant modifié. Le nouvel aileron fonctionne très bien, mais nous l'utiliserons seulement sur des circuits sur lesquels nous estimons que ça nous apportera un avantage par rapport à un nez plus conventionnel."

Robert Kubica (BMW) : "Je ne garde pas le meilleur souvenir d'Istanbul Park. Ça ne s'est pas bien passé l'an dernier comme en 2006. La piste en elle-même est assez intéressante, spécialement le virage 8 qui impose beaucoup de forces latérales. L'Istanbul Park est l'une des piste où il faut trouver le bon équilibre entre virages à haute et basse vitesses".

Nick Heidfeld (BMW) : "Je suis impatient de courir à Istanbul, en particulier de passer le virage 8, le principal attrait de la piste. Il a gagné ses galons dès la toute première épreuve à cause de ses pièges et des nombreux tête-à-queue qu'il a générés. A part ça, j'aime la ville d'Istanbul en elle-même. Elle donne beaucoup à découvrir".

Mario Theissen (BMW Motorsport, directeur) : "Notre objectif est clair en Turquie : consolider notre position parmi les leaders, sachant que Ferrari est actuellement la référence. Pour cette cinquième course de la saison, nous allons de nouveau apporter des améliorations de détails sur la F1.08".

Lewis Hamilton (McLaren) : "En Turquie, il y a peu de possibilité pour doubler, cela va donc être vital de bien se positionner sur la grille. L'équilibre de la voiture était bon en Espagne, et c'est un élément clé en Turquie à cause des virages à vitesse élevée. Vous avez besoin d'avoir une voiture très stable pour être rapide dans ces courbes comme la troisième. C'est un circuit très exigeant particulièrement jusqu'au virage numéro huit mais c'est un beau challenge."

Heikki Kovalainen (McLaren) : "Je me sens bien, la raideur dans mon cou a presque disparu et je suis de retour à l'entraînement. J'ai quitté l'Espagne jeudi et je suis revenu en Finlande où j'ai passé du temps à travailler avec le médecin de l'équipe pour m'assurer que ça allait. Je suis impatient de remonter dans la voiture et de courir."

Norbert Haug (Mercedes-Benz Motorsport, vice-président) : "Nous n'avons jamais vraiment brillé ici et une nouvelle fois nous ne servirons pas de référence".

Jarno Trulli (Toyota) : "Je me suis toujours éclaté en Turquie et j'attends cette course avec impatience. Je suis confiant encore une fois car nous avons été forts en Espagne, mais nous avons vu que nous devons performer à notre maximum pour être dans le Top 6".

Timo Glock (Toyota) : "Je garde de bons souvenirs de la Turquie car j'y ai obtenu de bons résultats en GP2. Je me souviens d'une bonne bagarre avec Lewis Hamilton en 2006 et de ma victoire dans la Course 2, l'an dernier. Je pense n'avoir jamais terminé en dehors du Top 4 en Turquie, ce sont donc de bons standards à défendre ! L'Espagne a été difficile pour moi et j'espère avoir un peu plus de chance en Turquie et me battre pour marquer mes premiers points avec Toyota".

Fernando Alonso (Renault) : "Nous étions nettement en progrès dès le début du week-end à Barcelone et comme je l'ai dit c'est grâce aux efforts de toute l'équipe qui travaille très dur depuis des semaines pour essayer de revenir sur les meilleurs. Ce n'est qu'une première étape, nous avons encore des évolutions pour les courses à venir et nous avons une approche très agressive. Je trouve qu'Istanbul Park ressemble à certains circuits d'exception comme Spa par exemple. Le circuit est très large et offre de très belles opportunités pour les dépassements. Il y a aussi des virages très particuliers, où l"on ne voit pas la sortie par exemple. C'est très différent de ce que l'on a l'habitude de voir. Je pense notamment au virage numéro 8, qui est un très long gauche où nous prenons plus de 4G en latéral. C'est un circuit amusant où j'espère pouvoir en profiter !"

Nelson Piquet (Renault) : "J'espère poursuivre mon apprentissage ce week-end. Entrer en Q3 sera mon premier objectif".

Pat Symonds (Renault, directeur exécutif de l'Ingénierie) : "Nos progrès sur le plan aérodynamique devraient être payants sur quasiment tous les tracés et il n'y a donc aucune raison qui me porte à croire que nous ne puissions pas avoir le même niveau de performance en Turquie. Je pense que nous sommes désormais à 1% de l'équipe leader, ce qui est un incroyable progrès compte tenu de notre début de saison. Mais il y a beaucoup à faire et nous aurons de nouveaux développements aérodynamiques d'ici Istanbul".

Fabrice Lom (Renault, ingénieur responsable moteur pour Red Bull) : "La Turquie est un circuit relativement dur pour les moteurs avec une assez longue période de pleine charge ce qui est toujours un défi pour le motoriste. Mais le fait le plus caractéristique de ce Grand Prix est sans doute la poussière terreuse très fine que l'on a du mal à arrêter, même avec nos filtres, et qui a tendance à polluer le moteur. C'est toujours un paramètre sur lequel nous sommes particulièrement vigilants, notamment en début de week-end. Ce Grand Prix de Turquie représente donc un challenge intéressant à plusieurs niveaux pour notre équipe de motoristes".

Vijay Mallya (Force India, P-DG) : "Nous avons besoin de trouver notre rythme en qualification, ce qui est notre talon d'Achille pour le moment. Partir quelques places plus haut sur la grille nous permettrait de ne pas être pris dans le trafic ou s'exposer à un petit accident".

Hirohide Hamashima (Bridgestone, directeur du développement): "Istanbul offre une grande variété de virages et c'est très difficile de maîtriser la voiture en terme de réglage ainsi que pour maximiser l'utilisation des pneus. A Istanbul nous devons faire face au fait que c'est le circuit où les pilotes subissent le plus de G. Nous devons apporter les pneus les plus durs. L'année dernière, nous avons vu quelques pilotes en difficulté dans l'utilisation des pneus. Nous avons donc fait des changements dans la fabrication des gommes pour minimiser les chances que cela se reproduise."

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