VIENNE (Reuters) - Les Pays-Bas ont enflammé les matches de groupe de l'Euro 2008 mais le réveil de la Russie, par une victoire convaincante sur la Suède, laisse une belle marge d'incertitude au quart de finale qui opposera les deux équipes ce samedi soir au parc Saint-Jacques de Bâle.
Avec leurs trois succès sans appel contre l'Italie, la France et la Roumanie, les Néerlandais demeurent les favoris de cette confrontation mais les Russes se sont trouvé mercredi à Innsbruck des raisons de croire en leurs chances.
Si la sélection orange affiche un excellent Ruud van Nistelrooy en attaque, la formation slave peut compter sur un Roman Pavlyuchenko revigoré.
Un autre match opposera Wesley Sneijder au tout aussi talentueux Andreï Arshavin pour le titre de meilleur milieu créateur. A l'aile, ce sera Arjen Robben contre Konstantin Zyryanov.
L'entraîneur Marco van Basten a un avantage sur son compatriote Guus Hiddink, sélectionneur de la Russie: il peut s'appuyer sur la déroute des Russes 4-1 face à l'Espagne pour analyser leurs points faibles.
"Il faut voir ce que les Espagnols ont fait contre eux et en tirer des leçons", dit-il.
Beaucoup de ses titulaires ont eu en outre une semaine pour se reposer et se préparer.
ROBBEN CONTRE ZHIRKOV
Van Basten devrait aligner l'équipe sortie du vestiaire après la mi-temps de la victoire éclatante contre l'équipe de France (4-1). Robben serait ainsi titularisé aux dépens d'Orlando Engelaar.
Si les facultés offensives de Robben et de Dirk Kuyt sont indéniables, il leur faudra aussi entraver les montées tranchantes des défenseurs Yuri Zhirkov et Alexander Anyukov qui ont joué un rôle décisif dans la victoire 2-0 contre la Suède.
Les joueurs russes auront eu moins de trois jours pleins pour se reposer mais l'équipe ne compte aucun blessé sérieux dans ses rangs et la petite merveille Arshavin n'a que 90 minutes dans les jambes puisqu'il avait été suspendu pour les deux premiers matches russes.
Son retour a joué un rôle de catalyseur en transformant la Russie en équipe offensive au jeu de passes fluide qui aurait pu être inspiré par le football néerlandais.
Avec Guus Hiddink aux manettes, cela n'aurait rien de surprenant. L'entraîneur s'est forgé sa réputation en bâtissant des équipes où les joueurs se livrent à fond à force de travail mais dans le cas des Russes, il reconnaît aussi qu'il a hérité de talents à l'état brut.
"Les joueurs ont prouvé dans ce tournoi qu'ils pouvaient continuer à jouer ce type de football."
"Cette manière de jouer nous permet de gagner le respect, nous aimons jouer au football de la manière dont il devrait être joué, et je pense que les Néerlandais ont le même point de vue."
Version française Jean-Stéphane Brosse

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