SAINT-BRIEUC (Reuters) - Le cyclisme français a vécu une grande journée, dimanche entre Auray et Saint-Brieuc mais il n'a pas gagné.
Sylvain Chavanel, Thomas Voeckler, Christophe Moreau et David Le Lay ont mené une échappée qui ne fut pas loin de réussir et donné un avant-goût de ce que sera l'état d'esprit des coureurs tricolores au mois de juillet.
Sylvain Chavanel, désigné comme le grand combatif de cette journée, a été le premier à se mettre en action et le dernier à s'éteindre.
Le leader de l'équipe Cofidis a rappelé dans un premier temps la débauche d'énergie inutile du début de Tour de France 2007 mais son action n'étant maîtrisée qu'à 1,5 kilomètre de l'arrivée, elle est à mettre au crédit d'une performance de haut niveau.
Deux kilomètres après le départ, il avait accompagné une dizaine d'autres coureurs, les Allemands Jens Voigt et Fabian Wegmann notamment mais cette première tentative a été rapidement annihilée par l'équipe Bouygues Telecom de Thomas Voeckler.
"Si je conserve le maillot à pois, je le dois à mes équipiers qui se sont mis minables pour me ramener en tête et me permettre de disputer les points dans la première côte de Bieuzy-Lanvaux", a dit Voeckler.
"Je suis parti à ce moment-là, Sylvain Chavanel m'a suivi. Lui et moi, nous nous sommes faits plaisir et on a essayé d'aller jusqu'au bout mais je sais trop le rythme du peloton dans les derniers kilomètres d'une étape du Tour de France pour ne pas me faire d'illusion.
"Je suis satisfait de ma journée, j'ai conforté mon maillot à pois."
LA FDJ DÉFEND SA BOUTIQUE
Voeckler admet avoir choisi une stratégie différente cette année dans le Tour de France, similaire à celle qui lui avait permis d'endosser le maillot jaune en 2004. Elle est déjà payante.
"Je ne veux pas faire une économie d'énergie. Les deux dernières années, j'avais ciblé des étapes sans obtenir le moindre résultat. Je veux donc saisir toutes les opportunités", a-t-il expliqué.
"J'étais devant samedi, devant dimanche, je vais quand même lever le pied."
Le résultat est moins probant pour Chavanel. Pas de maillot distinctif, pas de victoire d'étape en dépit d'une belle attaque dans la dernière côte et seulement le dossard rouge du combatif.
"C'est dommage. Ce sont des efforts inutiles puisqu'il n'y a pas de récompense. Cette échappée n'était pas au programme, je l'ai faite à l'instinct", a-t-il estimé.
"Je vais rester dans les roues lundi pour bien préparer le contre la montre de Cholet."
Christophe Moreau a profité également de cette belle journée française parvenant, avec son équipier David Le Lay, à rejoindre les deux hommes de tête à cinquante kilomètres de l'arrivée mais leur renfort n'a pas été suffisant.
"Nous ne nous sommes pas super entendus. Il y en avait qui pensaient aux points, d'autres aux pois et pour finir nous n'avons rien. C'est dommage", a dit Moreau.
Une autre polémique agitait déjà les journalistes venus reprocher aux coureurs de La Française des Jeux d'avoir roulé derrière leurs compatriotes.
"On ma demandé pourquoi, j'ai seulement répondu que je voulais gagner l'étape. Dans le Tour, chacun vit sa vie", a dit le directeur sportif Marc Madiot.
"Samedi, le Crédit Agricole a roulé derrière Lylian Jégou et je n'ai rien dit. C'est même normal que chacun défende sa boutique."
Edité par Julien Prétot

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Commentaires 1 - 1 de 1
On critique souvent les coureurs français de ne pas être entreprenant mais aujourd'hui lis ont fait le boulot et malheureusement ce sont les français de FDJ qui les ont empêché de gagner l'étape ils ont roulé à bloc facilitant le travail de la caisse d'épargne au final pas un FDJ parmi les tous premiers, Madiot la joué minable. Après on dira que les coureurs étrangers se droguent, sauf que lorsqu'il y a un coureur étranger devant les équipes françaises ne se dévouent pas comme la FDJ pour aller les chercher.
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