CHOLET (Reuters) - Cadel Evans a montré lors du premier contre-la-montre du Tour de France qu'il avait parfaitement calibré sa préparation pour la course de juillet.
Quatrième de l'étape, il a devancé Alejandro Valverde d'une minute et sept secondes en 29,5 kilomètres tandis qu'il avait déboursé vingt secondes sur un parcours difficile il y a un mois dans le Critérium du Dauphiné Libéré.
"Je voulais mesurer mon niveau par rapport aux autres et je constate que depuis le Dauphiné j'ai une bonne progression", a dit Evans après l'arrivée.
Deuxième du Dauphiné Libéré en juin, l'Australien de la Silence-Lotto ne s'était pas alarmé sur son retard par rapport à l'Espagnol, rappelant qu'il restait plus d'un mois avant les premières étapes de montagne du Tour de France.
"Chaque seconde que je peux gagner sur (Valverde) est bonne à prendre", a-t-il cependant ajouté, comme pour rappeler qu'il voit dans le champion d'Espagne son premier adversaire.
MENCHOV EN SORTANT DU GIRO
S'il a visiblement bien programmé son pic de forme pour son unique objectif de la saison, Evans a eu un programme particulier pour un favori du Tour de France.
Contrairement à l'ère Indurain, Armstrong et Ullrich, on l'a vu, comme Valverde, tenir les premiers rôles dans des courses de début de saison.
Il a remporté ses premières courses dès le mois de mars, à la Ruta del Sol et au Mont Ventoux sur Paris-Nice, avant de glaner le classement final de la Semaine Coppi & Bartali et de finir deuxième du Tour du Pays Basque et de la Flèche Wallonne en avril.
Evans est désormais le premier des favoris du Tour après ce premier rendez-vous avec 51 secondes d'avance sur Denis Menchov et plus d'une minute sur Valverde et Damiano Cunego.
Le Russe, sixième de l'étape à 34 secondes de Schumacher, a réalisé sa meilleure performance dans un contre-la-montre du Tour.
Si Evans s'était montré légèrement en-dessous de Valverde lors du Dauphiné Libéré, Menchov n'avait lui pas couru depuis la fin du Tour d'Italie terminé à la cinquième place.
L'ancien vainqueur du maillot blanc ne devait pas initialement courir le Tour de France mais avait finalement remplacé à quelques semaines du départ le jeune Robert Gesink dans le rôle de leader de la Rabobank.
L'absence de compétition durant un mois n'a pas perturbé l'organisme du double vainqueur du Tour d'Espagne, qui a sur les 29,5 kilomètres du contre-la-montre corrigé son erreur de la veille, quand il avait perdu 38 secondes dans une cassure due à une chute.
Edité par Julien Prétot

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