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JO: Faustine Merret va remiser sa planche pour le triathlon

mer 16 jui, 14h30


PARIS (Reuters) - Première Française championne olympique de planche à voile, en 2004, Faustine Merret va mettre un terme à sa carrière de véliplanchiste après sa seconde participation aux JO en août.

A 30 ans, la Bretonne a envie d'"un autre challenge". Après Pékin, elle se lancera donc en amateur dans le triathlon "pour y libérer toute (son) énergie".

Entre Athènes et Pékin, elle a dû se plier au nouveau règlement de la Fédération internationale et remiser sa planche "Mistral One Design" pour une "RS:X" tirée au sort avant l'épreuve olympique.

"Cette désignation a remis tout le monde sur un pied d'égalité. Elle a aussi relancé ma motivation, pas forcément toujours évidente à retrouver après un titre important", dit-elle.

Après quelques semaines d'adaptation, Faustine Merret a réussi à chasser son ancienne planche de sa tête puis "à faire corps" avec la nouvelle, très large et très toilée donc plus physique.

"Elle est une sorte d'objet planant non-identifié. Quand il n'y a pas de vent, elle me fait penser à un semi remorque scotché sur l'eau. Quand il y a du vent, elle mue en libellule.

"Poussée par le vent, elle renvoie plus de vitesse donc plus de glisse que ma première planche", explique la Bretonne ravie de l'amélioration.

L'adaptation est réussie à en juger par les résultats, avec une troisième place en 2006 puis une quatrième en 2008 aux championnats du monde.

Par vent fort et houle musclée, Faustine Merret redouble de vigilance sur sa planche, "pour bien rester au contact de l'eau parce qu'elle a tendance à s'emballer et à n'en faire qu'à sa tête".

COMME À BREST

Sur le plan d'eau olympique de Qingdao, cette véliplanchiste devrait trouver des conditions favorables à son poids plume.

"S'il fait du petit temps, avec du courant et un peu de houle, cela me rappellera le tour du Finistérien très technique. La rade de Brest et la sortie de son goulet offrent des conditions identiques", dit-elle.

La Bretonne sait toutefois qu'elle n'est "pas forcément à l'abri d'une journée de vent". Dans ce cas, elle s'appliquerait à "sauver les manches".

En 2006, elle a gagné la pré-olympique sur ce plan d'eau. En 2007, elle y était encore dans le coup, quatrième.

Si elle tente d'oublier son titre olympique avant chaque grand rendez-vous, le grand public le lui rappelle. La discrète Bretonne dit alors mettre des oeillères pour rester concentrée sur son objectif.

Désormais libérée des incertitudes sur son avenir professionnel, cette fraîche professeur de sport peut aborder différemment sa seconde participation olympique consécutive.

"En 2004, j'étais hermétique à beaucoup de choses, centrée sur ma réussite sportive. Cette fois, je ressens le besoin de les partager avec mes proches, l'envie de les vivre avec les autres."

Elle réfléchit fortement à l'idée de participer à la cérémonie d'ouverture même si le stade olympique est à une heure d'avion de son site.

Fan de triathlon depuis longtemps, Faustine Merret a réussi à en boucler deux au cours de ce début de saison.

Après avoir gagné la coupe de Bretagne par équipes, elle garde un souvenir "un peu honteux" de sa coupe de France, où elle a fait faire une boucle de neuf kilomètres en plus à ses partenaires.

Malgré cette dernière place due son erreur, elle n'a pas renoncé à l'idée de muer en athlète à trois têtes.

"Dans la vie, j'ai toujours eu besoin de petits challenges et surtout de physiquement me dépenser. Pour l'instant, seul le triathlon m'a vraiment permis de libérer toute mon énergie. Donc je vais essayer de pousser un peu plus loin sa découverte."

Edité par Bertrand Boucey

 

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