LANNEMEZAN, Hautes-Pyrénées (Reuters) - L'Espagne comprend plus lentement que les autres l'importance de la lutte antidopage, a estimé Pat McQuaid, président de l'Union cycliste internationale, après l'annonce du contrôle positif à l'EPO de Moises Duenas Nevado.
Le coureur de l'équipe Barloworld est le deuxième Espagnol contrôlé positif depuis le début du Tour de France après Manuel Beltran, lui aussi à l'EPO. Il s'agit des deux seuls cas de dopage signalés cette année sur la Grande Boucle.
L'Agence française de lutte antidopage a annoncé mercredi que Duenas Nevado avait subi un contrôle positif lors de la quatrième étape.
"Ma première réaction est une réaction de grande colère", a déclaré Pat McQuaid, interrogé au téléphone par Reuters.
"C'est un idiot", a-t-il dit au sujet de Duenas Nevado, 19e au classement général avant son exclusion, mercredi matin.
Le coureur a été emmené par les gendarmes pour être entendu dans le cadre de la législation antidopage.
"Il est intéressant de constater qu'il s'agit du deuxième coureur espagnol" contrôlé positif sur le Tour, a poursuivi le président de l'UCI.
"L'Espagne met plus de temps à comprendre le message", a dit McQuaid.
L'ESPAGNE DÉMENT
Le gouvernement espagnol a démenti ces accusations.
"Je respecte toutes les opinions mais McQuaid semble chercher l'affrontement avec tout le monde, ces jours-ci. Il sait parfaitement que nous faisons des efforts importants dans ce domaine et ses propos sont regrettables", a réagi Jaime Lissavetzky, secrétaire d'Etat aux Sports, sur les ondes de la radio publique espagnole.
"Nous avons adopté une loi contre le dopage, elle est appliquée et elle apporte des résultats positifs. Il y a moins de cas positifs que dans le passé.
"Les dernières nouvelles sont mauvaises pour le cyclisme espagnol, je ne peux le nier. Nous devons poursuivre le combat de la manière la plus pragmatique possible", a-t-il poursuivi.
L'UCI a voulu interdire à Alejandro Valverde de participer aux championnats du monde, l'an dernier à Stuttgart, en raison de sa possible implication dans l'affaire Puerto, scandale de dopage sanguin survenu en mai 2006 en Espagne.
La Fédération espagnole de cyclisme s'est tournée vers le Tribunal arbitral du Sport (Tas), qui a autorisé le coureur de la Caisse d'Epargne à participer aux Mondiaux, contrairement à la volonté de l'UCI.
Les autorités espagnoles ont aussi refusé de transmettre à l'UCI et à l'Agence mondiale antidopage des poches de sang saisies dans le cadre de l'opération Puerto.
Le Tas doit encore se prononcer sur les appels déposés par l'UCI et l'AMA contre la décision de la Fédération espagnole de ne pas ouvrir de procédure disciplinaire contre Valverde.
Avec Mark Elkington à Madrid, version française Bertrand Boucey

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Commentaires 1 - 1 de 1
les Espagnols sont partout, pourquoi ne as accepter le suivi longitudinal.
Avec ce suivi adopté par la France regardons ou est le meilleur Français.
De plus je n'ai encore pas vu la moyenne kilométrique baisser, ils vont aussi vite qu'avant et l'on n'entend pas un journaliste qui a les " " d'en parler.
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