NÎMES (Reuters) - Mark Cavendish, vainqueur une quatrième fois depuis le départ de Brest, a confirmé à Nîmes sa domination dans le sprint mais il a surtout rejoint la liste très fermée des quadruples vainqueurs en un seul Tour de France.
Il devrait avoir l'occasion sur ce Tour de rejoindre Freddy Maertens, le dernier à avoir remporté cinq étapes sur la même édition. C'était en 1981 et Cavendish n'était pas né.
L'Italien Alessandro Petacchi avait été le dernier en 2003 à vaincre à quatre reprises et sans doute faut-il classer Cavendish dans cette race des sprinteurs contre lesquels il est très difficile de trouver une réplique.
A Châteauroux, Oscar Freire, deuxième, n'avait vu aucune faille. A Toulouse, ses adversaires avaient vu son propre équipier Gerald Ciolek finir deuxième. A Narbonne, Sébastien Chavanel a pu tout juste déboîter de sa roue arrière. A Nîmes, Robbie McEwen a certes repris un soupçon de vitesse mais a terminé à plus d'une longueur du prodige anglais.
"Je me sens un peu fatigué mais j'ai la chance d'avoir une super équipe. J'ai été surpris dans la dernière ligne droite parce qu'on m'avait dit qu'il n'y avait pas beaucoup de vent et il y en avait pas mal", a-t-il confirmé.
"Cela a été mon succès le plus difficile. J'ai eu peur d'être parti un peu trop tôt. A 150 mètres de la ligne d'arrivée, j'ai remis un petit coup de reins et ça a suffi pour repousser les autres."
Il a eu largement le temps de lever les bras, les autres ont baissé la tête se demandant bien comment s'y prendre. Sans doute doivent-ils espérer que Cavendish abandonne bientôt pour se consacrer aux Jeux Olympiques où il disputera l'épreuve sur piste de l'Américaine.
"Je pense avoir acquis la science de la vitesse sur la piste", dit-il pour expliquer sa domination.
"J'y ai appris l'accélération et à conserver l'avance que je me donne à ma première attaque. Sinon, il n'y a pas un seul livre qui dit comment on devient un bon cycliste. Il faut être sur le vélo, et encore, et encore.
"J'avais commencé par le BMX, sans réussite et puis un jour on m'a offert un vélo de route et j'ai gagné ma première course. Je continue, depuis, à gagner souvent."
L'insouciance de ses 22 ans lui donne envie de savourer ses victoires, de bien profiter de l'ambiance amicale régnant dans son équipe, des blagues que d'autres coureurs lui font dans le peloton.
Edité par Julien Prétot

agrandir la photo

Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement