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Cyclisme: le défi arc-en-ciel de Paolo Bettini

dim 28 sep, 10h08


VARESE, Italie (Reuters) - L'Italie a confié les pleins pouvoirs à Paolo Bettini pour l'aider à relever le pari d'un troisième titre mondial consécutif ce dimanche face à la concurrence de l'Espagne et de la Belgique.

La course en ligne des championnats du monde de cyclisme sur route intervient dans un climat apaisé après la conclusion d'un accord jeudi entre l'Union cycliste internationale et ASO, la société organisatrice du Tour de France.

L'empoignade n'aura lieu que sur les routes lombardes en cet automne.

Depuis la nomination à sa tête de Franco Ballerini en 2001, l'équipe d'Italie a remporté trois titres mondiaux et un sacre olympique. Devant son public de Varèse, toute la pression sera une nouvelle fois sur ses épaules et surtout sur celles de son leader Bettini.

Epaulé par Davide Rebellin, le double champion en titre a obtenu la mise à l'écart de coureurs dont la loyauté ne lui paraissait pas certaine, notamment Danilo Di Luca, Filippo Pozzato et le rapide Daniele Bennati.

Ses deux récentes victoires d'étape dans la Vuelta lui confèrent une confiance inébranlable mais l'Italie a pris une option risquée en ne jouant qu'une seule carte maîtresse car Bettini concentrera toute l'attention de ses adversaires.

Le danger pour l'Italie viendra de deux sélections armées de plusieurs tactiques.

L'Espagne présente ainsi une sélection complète avec le puncheur Alejandro Valverde, le vainqueur du Giro et de la Vuelta Alberto Contador ou encore le champion olympique Samuel Sanchez.

COMME À MILAN-SAN REMO?

Elle peut surtout compter sur le sprinteur Oscar Freire, déjà vainqueur des Italiens à deux reprises sur leur sol, en 1999 et 2004 à Vérone.

Depuis Vittorio Adorni en 1968 à Imola, l'Italie a organisé quatre championnats du monde mais n'a jamais vu l'un des siens s'imposer.

La Belgique devrait pour sa part adopter une stratégie agressive avec Tom Boonen, Greg Van Avermaet, Stijn Devolder et Philippe Gilbert.

Pour Bettini, l'objectif sera probablement de faire rouler ses équipiers toute la journée en espérant pouvoir faire la différence dans le dernier tour, dans la côte menant à l'hippodrome de Varèse.

Ce championnat risque de ressembler à Milan-San Remo, quand il faut patienter près de 300 kilomètres avant d'atteindre le Poggio.

Limiter ce Mondial à un combat entre ces trois sélections est toutefois réducteur car plusieurs autres équipes peuvent nourrir des ambitions.

L'Allemagne misera sur Stefan Schumacher et sur Erik Zabel, qui a annoncé son prochain départ à la retraite.

La France, fière de ses 80 victoires cette année, veut croire en Sylvain Chavanel et pourquoi pas Jérôme Pineau.

Les Pays-Bas miseront sur Robert Gesink, la Russie sur Alexandre Kolobnev, le Danemark sur Matti Breschel et il serait imprudent d'écarter le Luxembourgeois Andy Schleck ou le Suédois Tomas Lövkvist.

Édité par Bertrand Boucey

 

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