Eurosport - jeu, 08 oct 17:27:00 2009
L'Allemand Andre Greipel (Columbia) a remporté la semi-classique Paris-Bourges courue sur 193,3 km entre Giens et la préfecture du Cher. Greipel, qui signe sa 20e victoire en 2009, a devancé au sprint l'Argentin Juan Jose Haedo et le Bélarusse Alexandre Usov. Le Français Sébastien Chavanel est 5e.
Grâce à son deuxième succès sur le sol français, après celui acquis en mai aux Quatre Jours de Dunkerque, le coureur allemand s'est approché du total de son coéquipier britannique Mark Cavendish, la référence du sprint, qui a d'ores et déjà bouclé sa saison sur un compte de 23 victoires. Les deux hommes, à cheval sur leurs prérogatives, ont couru le plus souvent de façon parallèle, sans être alignés au départ des mêmes courses. Greipel, qui a gagné des étapes aussi bien en Australie (Tour Down Under) qu'aux Etats-Unis (Championnat de Philadelphie) et bien sûr en Europe (Tour de Bavière, Tour d'Autriche, Tour de Pologne, etc), a dû ainsi se rabattre sur la Vuelta, le seul grand tour auquel n'a pas participé Cavendish.
Geslin en vue
Vainqueur de quatre étapes et du classement par points en Espagne, l'Allemand âgé de 27 ans dispose -comme Cavendish- d'une formation rôdée à travailler pour son sprinteur. Sur les coteaux du Sancerrois, ses coéquipiers ont contrôlé les échappées qui n'ont jamais pu prendre une avance conséquente à cause du rythme élevé. Malgré les efforts d'Anthony Geslin, très en vue, le regroupement s'est opéré à 22 kilomètres de l'arrivée, au passage dans la petite cité vinicole de Ménetou-Salon.
Les autres tentatives (Guesdon, J. Simon) ont ensuite été vite étouffées jusqu'au sprint final que n'a pas disputé Jimmy Casper (abandon), le meilleur Français (Sébastien Chavanel) se classant cinquième. Dans cet exercice, Haedo, le meilleur atout d'une formation Saxo Bank qui n'avait pas aligné l'Australien Stuart O'Grady et le Danois Matti Breschel, a constaté à ses dépens la supériorité de Greipel, net vainqueur sous un ciel incertain.
L'Allemand de Rostock, la ville de Jan Ullrich -le seul vainqueur allemand du Tour de France-, a succédé ainsi au palmarès à son coéquipier autrichien Bernhard Eisel. "J'ai la chance de pouvoir m'appuyer sur une forte équipe. Elle n'hésite pas à prendre ses responsabilités dans la course, les autres attendent d'ailleurs qu'elle le fasse", a estimé Greipel qui a pris ses marques avant Paris-Tours, une course de plus longue haleine (230 km) qu'il n'a disputée qu'une seule fois en 2006: "Si ça arrive au sprint, dimanche, j'ai une bonne chance !"
Commentaires 1 - 3 de 3
Romain Feuillu 10e....rhâââ^!!!
Quelle grippe il avair celui-là: celle des cochons volants, celle des poulets asiatiques... ?
Geslin a raison d'essayer : c'est une devoir que de tenter de perturber la machine de guerre columbia. Quand ce n'est pas Cavendish, c'est Greipel, quand ce n'est pas Greipel, c'est Boasson Hagen. Une razzia en 2009.
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