Ligue des Champions - Lyon reste en course

Eurosport - jeu, 08 nov 10:24:00 2007

Lyon a souffert avant de s'imposer devant le VfB Stuttgart (4-2) lors de la 4e journée de la Ligue des Champions. Les Rhodaniens, d'ores et déjà assurés de disputer au moins la Coupe de l'UEFA, peuvent encore croire à la qualification pour les huitièmes de finale.

FOOTBALL 2007-2008 - Lyon-Stuttgart - Källström - 0

LIGUE DES CHAMPIONS - 4E JOURNEE

LYON - VFB STUTTGART : 4-2

Buts: Ben Arfa (6e, 37e), Källström (15e) et Juninho (90e + 4) pour Lyon - Gomez (16e, 56e) pour Stuttgart

Ça y est, la balance est rétablie. Négatif il y a encore quelques heures, le bilan de l'Olympique Lyonnais dans cette campagne 2007-2008 de Ligue des Champions a enfin viré à l'équilibre, grâce à un nouveau succès des Gones devant Stuttgart (4-2). Un résultat obtenu au terme de 90 minutes de haute volée où les deux équipes, qui abattaient leurs dernières cartes en vue des qualifications pour les huitièmes de finale, ont alterné le bon et le moins bon.

Le bon, il est d'abord pour Lyon. Soutenue par ses prodiges (Benzema, Ben Arfa) et la vista toujours aussi étonnante de son milieu de terrain, la formation dirigée par Alain Perrin ne perd pas de temps à jauger son adversaire. Le round d'observation n'est pas d'actualité, d'autant, qu'en face, on joue au ballon. Moins empruntés qu'il y a quinze jours chez eux, les Allemands de Stuttgart démontrent leurs qualités dans l'entrejeu. Un bon point entaché par un repli défensif douteux et ce, malgré la présence de l'ancien Lillois Delpierre, principal chef d'orchestre de l'arrière-garde des champions d'Allemagne en titre. Dans cette optique, Ben Arfa ne tarde pas à se distinguer. Un brin déconcentré au coup d'envoi, l'international tricolore n'a besoin que de huit minutes de jeu pour convaincre son staff de son envie et de son sérieux (1-0).

Le prodige local régale la galerie, crée des espaces... Une attitude largement partagée par la ligne d'attaque des Gones. Par Govou en particulier. Sur son flanc droit, le Lyonnais affole constamment ses gardes du corps et délivre au passage une merveille de centre lobée pour Källström aux 18 mètres. L'ancien Rennais se charge de faire le reste (15e, 2-0). Connaissant l'état de grâce actuel des protégés de Jean-Michel Aulas sur la scène hexagonale, le contexte semble tout bon pour les Lyonnais, surtout avec deux buts inscrits dès le premier quart d'heure de jeu. Mais l'OL a encore l'équilibre bancal en Ligue des Champions. Un manque de concentration de Vercoutre sur une frappe de Hitzlsperger offre à Gomez la réduction du score (16e, 2-1). Tout juste une minute après le petit chef-d'oeuvre de Källström...

La "petite" revanche de Vercoutre

La défense rhodanienne montre alors quelques ratés, tant pis pour le coeur d'Alain Perrin, tant mieux pour le spectacle et les derniers espoirs allemands. Vercoutre, pas toujours heureux dans ses sorties sous le maillot rhodanien, maintient pourtant son équipe à flot (24e, 28e). Le dernier rempart local finit par trouver un écho à ses performances. Ben Arfa s'offre un but d'anthologie, ridiculisant Magnin dans la surface d'une succession de feintes avant de loger le cuir dans la lucarne droite de Schäfer (37e, 3-1). Le match est de nouveau à l'avantage de la troupe d'Alain Perrin mais la pause freine l'élan entrevu en fin de première période. Gomez profite d'une nouvelle distraction de la défense lyonnaise pour ajuster Vercoutre de près et remettre les siens en selle (56e, 3-2).

Cette fois, Lyon accuse sérieusement le coup. Mentalement bien sûr mais surtout physiquement. Les Rhodaniens hésitent à fermer le jeu et manquent de plonger en plein cauchemar suite à un penalty généreusement accordé aux Allemands par M. Baskakov. Heureusement, Vercoutre veille, bien décidé à faire taire ses détracteurs. Le portier lyonnais en profite même pour prendre une petite revanche sur Hitzlsperger (61e). Essouflé, moins lucide, Lyon n'en conserve pas moins quelques jolis atouts dans sa manche. Peu en vue pendant près d'une heure, Juninho se rappelle aux bons souvenirs de ses adversaires. Ses coups francs chauffent à plusieurs reprises les gants de Schäfer (76e, 80e et 88e) quand sa vista, matérialisée par une passe lumineuse pour Keita, manque de peu de faire mouche. Maladroit, l'international ivoirien sera aux premières loges pour voir son capitaine, bien servi par Clerc, finir seul le travail (90e + 4, 4-2).

Alain Perrin peut souffler. Après s'être fait remonté les bretelles par son président suite à la défaite face aux Rangers, le technicien lyonnais vient de satisfaire aux desideratas de son président : qualifier l'OL en Coupe de l'UEFA. Désormais sous les feux de la rampe dans le groupe E, son équipe peut, à nouveau, voir plus loin. A condition toutefois de gommer certaines imperfections et notamment ces fâcheuses absences en défense. Limite face à Stuttgart, cette lacune pourrait en revanche ne pas résister à la constellation de stars du Barça dans quinze jours...

LA DECLA : Karim Benzema (attaquant de Lyon)

"On a pris les trois points ce soir, et avec la manière, c'est l'essentiel, notamment avant de recevoir le Barça contre lequel il ne faudra pas perdre. C'est une victoire logique, on a été plus forts qu'eux offensivement et sur les contres, même si on a encaissé deux buts. Il faut continuer dans ce même état d'esprit. Le Barça est une grande équipe européenne mais l'OL aussi. On savait que Stuttgart était une équipe qui joue. Ils nous ont laissé des espaces et on a su en profiter dès les premières minutes".

Alix DULAC / Eurosport