Vainqueur à Istanbul le mois dernier, Luca Rossetti est leader du Vodafone Rally de Portugal à l'issue de la première étape. L'Italien devance Nicolas Vouilloz (Peugeot/BFGoodrich) de 2,4 secondes et François Duval (Abarth/BFGoodrich) de 15,7 secondes. Miguel Campos (Peugeot/BFGoodrich Drivers Team) est 10ème.
Il planait comme un air de fado à la pause assistance/déjeuner. La pluie avait fait son apparition sur l'Algarve et le leader du rallye, le héros de cette matinée, le Champion du Portugal en titre Bruno Magalhaes (9e, Peugeot/BFGoodrich) venait de perdre trois bonnes minutes dans une sortie de route.
Un fado qu'aurait pu entonner Maria Severa dans les tribunes de l'Algarve Stadium pour raconter le calvaire d'Anton Alén (Abarth/BFGoodrich) qui, trente ans après son père Markku, ne remportera pas le Rallye du Portugal (embrayage ES2), ou du Portugais Armindo Araujo (Mitsubishi, turbo ES2), un des candidats à la victoire.
Vainqueur de la Superspéciale disputée hier soir dans les ruelles de Faro devant des milliers de fans, l'Italien Luca Rossetti a encore réalisé des prouesses aujourd'hui au volant de sa Peugeot/BFGoodrich pour terminer cette première étape en tête.
Mais la première position qu'il occupera demain, sur les six spéciales au menu de la seconde étape, ne sera peut -être pas la panacée. En effet, les pistes portugaises sont recouvertes d'une bonne couche de terre meuble et de gravette que les premiers concurrents balaient. La première auto en piste perd donc – en principe – beaucoup de temps lors du premier tour.
Dans ce contexte, la prestation du Belge François Duval (Abarth/BFGoodrich), qui ouvrait la route aujourd'hui, est remarquable. L'ancien pilote officiel Citroën en WRC pointe ce soir à la troisième place, à 15,7 secondes du leader, une position idéale pour demain.
Le vice-Champion IRC 2007 Nicolas Vouilloz (Peugeot/BFGoodrich), leader à l'issue de l'avant-dernière spéciale de cette étape , a lui aussi bien compris l'intérêt de ne pas jouer le rôle de balayeur demain, et donc de ne pas rentrer en tête du rallye ce soir. Son équipier au sein du team Peugeot Belux, Freddy Loix, fut contraint à l'abandon après une double crevaison.
Le Tchèque Jan Kopecky (Peugeot/BFGoodrich), quatrième à 39,4 secondes, peut lui aussi prétendre à la victoire, demain, alors que la bagarre va faire rage entre deux Français – deux Champions du monde - pour une place d'honneur ; le Champion du monde des Rallyes 1994 Didier Auriol (5e, Abarth/BFGoodrich) et le Champion du monde Junior des Rallyes 2003 Brice Tirabassi (6e, Peugeot/BFGoodrich).
Le lauréat de l'opération BFGoodrich Drivers Team Miguel Campos (Peugeot/BFGoodrich) pointe à la 10e place, derrière le pilot e officiel Abarth/BFGoodrich Giandomenico Basso et devant Dani Sola (Abarth).
Ils ont dit
Luca Rossetti (1er, Peugeot/BFGoodrich) : « On verra bien demain. Je suivrais les traces de Marcus Grönholm qui pilote la voiture « 0 », c'est une bonne opportunité p our moi ! Je ne pense pas que la différence de grip soit énorme entre Nicolas, François et moi. »
Marc Van Dalen (Manager du Team Kronos Racing) : « Nicolas a fait une bonne première étape et il devrait être un peu moins handicapé demain avec une deuxième p lace sur la route que s'il avait terminé en tête ce soir. Freddy Loix a hélas abandonné après deux crevaisons, dues à la malchance. Par deux fois, une énorme pierre soulevée par la voiture qui le précédait se trouvait à la sortie d'un virage masqué. Il lui était impossible de les éviter et comme il n'avait qu'une roue de secours, il n'a pas pu rentrer au parc. Le pneu n'est pas à mettre en cause… »
Patrick Letort (Responsable des techniciens BFGoodrich) : « Les choix de pneumatiques n'étaient pas faciles pou r la seconde boucle. La pluie tombait au parc d'assistance, mais les spéciales étaient encore sèches. La plupart des pilotes BFGoodrich ont opté pour des g -Force Gravel à gomme medium en prévision de pistes humides, alors que les pilotes Peugeot (Vouilloz, Rossetti, Campos et Loix) ont choisi des gommes dures. Il a plu sur la première spéciale, mais les deux autres sont restées sèches et la gomme dure, plus résistante, était peut -être la mieux adaptée. »


