NHL - Detroit frappe d'entrée

Eurosport - ven., 09 mai 15:47:00 2008

Detroit a bien démarré sa finale de conférence face à Dallas, en survolant le match 1 jeudi (4-1) devant son public de la Joe Louis Arena. Les Red Wings signent ainsi leur septième victoire consécutive dans ces playoffs 2008.

Detroit v Colorado - 0

1. DETROIT - 5. DALLAS: 1-0

Après une semaine de repos complet, les Red Wings n'avaient qu'une crainte: avaient-ils perdu le rythme, si précieux en playoffs? "Les joueurs se demandaient s'ils allaient être prêts. Les coachs aussi se le demandaient. Une bonne petite peur, ça ne fait jamais de mal ", sourit Mike Babcock. Au moment où il tient ces propos, l'entraîneur de Detroit connait la réponse à son interrogation. Oui, les Wings étaient prêts. Dallas, balayé 4-1 jeudi soir en ouverture de la finale de conférence Ouest, peut en témoigner.

Rien ne semble donc pouvoir stopper la rutilante mécanique de Motor City. Detroit vient d'aligner sept victoires consécutives et sa force de frappe offensive, son contrôle du puck, la sûreté de sa défense impressionnent. Il n'a fallu qu'un tiers-temps aux Wings pour régler le problème. Un premier but de Brian Rafalski à la 5e minute, puis un autre de l'inévitable Johan Franzen (son 12e en playoffs) 10 minutes plus tard, et l'affaire était pliée. Holstrom et Filpulla corsaient l'addition dans la deuxième période avant que Brenadan Morrow n'adoucisse légèrement le score.

Turco, la série noire

Detroit a surtout impressionné en inscrivant ses trois premiers buts sur des situations de power play. Dallas a en revanche semblé en manque de rythme après une série tendue face à San Jose au tour précédent. "Il nous a manqué un peu de punch et d'émotion pour entrer dans ce match. Nous sommes resté strop spectateurs. Face à une telle équipe, ça ne pardonne pas ", constate Marty Turco. Le gardien de but des Stars n'a donc pas vaincu le signe indien face à Detroit, sa bête noire. En 10 matchs, il n'a jamais gagné à la Joe Louis Arena...

Tout va bien en revanche pour son vis-à-vis Chris Osgood. Ozzie, un des derniers vestiges du doublé de 1997-1998 est invaincu depuis que Babcock l'a propulsé titulaire dans la cage avant le 5e match face à Nashville, en lieu et place de Dominik Hasek. Il a stoppé 20 tirs sur 21 jeudi soir. Certains continuent de s'interroger à son sujet, estimant qu'aucune équipe ne l'a véritablement testé. Mais Osgood, il est vrai bien aidé par les formidables "nettoyeurs" dont il dispose devant son slot, tient bon la baraque pour le moment.

L.V. / Eurosport