Eurosport - lun, 09 juil 21:09:00 2007
Après chaque étape, retrouvez la chronique de notre consultant, Jacky Durand. Il évoque aujourd'hui la chute collective survenue à Gand.
C'est rare de voir autant de coureurs en train de regarder l'arrivée d'une étape... à la télé ! La chute collective qui est intervenue dans le final nous a permis d'assister à cette scène assez inhabituelle. C'était drôle de voir les réactions de joie des Quick Step après la victoire de Steegmans devant Boonen et la déception des autres. En général, on ne voit les autres courir que pendant un prologue ou un contre-la-montre, pas sur une étape en ligne ! Ceux qui n'étaient pas blessés en ont donc profité...
On a vu en tout cas que personne ne s'affolait après la chute. Tout le monde savait qu'elle n'aurait aucune incidence sur le classement puisque nous étions dans les trois derniers kilomètres. Avec l'ancien règlement, il y a trois ou quatre ans, je peux vous dire que tout le monde serait reparti aussi sec. Là, à la limite, ceux qui étaient complètement à l'arrière ont tout gagné: ils n'ont pas chuté et ils ont pu finir l'étape en roue libre, tranquille.
Paradoxalement, la fin de l'étape était pourtant beaucoup moins dangereuse que la veille à Canterbury. Aujourd'hui, le final était assez beau, avec des conditions météo un peu plus favorables puisqu'il ne pleuvait plus. Sur les 30 derniers kilomètres, les routes étaient bien larges. Il y avait juste un rétrécissement sur une portion de 800 mètres, et c'est là que la chute s'est produite. Après, c'est une belle partie de dominos. Ça fait partie de la vie du peloton. C'est un peu la faute à pas de chance...
Le problème, c'est que tout le monde veut se replacer dans les 30 premières places du peloton. Les sprinters, les équipiers des sprinters, les leaders, les équipiers des leaders. Il ne peut pas y avoir de place pour tout le monde. La solution serait peut-être de prendre le chrono à l'entrée de la ville, à 5 ou 10 kilomètres de l'arrivée, à partir du moment où on sait que ça va arriver groupé. Ça calmerait tout le monde. La loi des trois kilomètres a constitué un progrès, mais il faut peut-être aller encore plus loin.