Eurosport - lun, 14 juil 13:05:00 2008
Le 14 juillet 1995, Laurent Jalabert signait sans doute sa plus belle victoire sur le Tour de France. Maillot vert sur les épaules, le Mazamétain triomphe à Mende au terme d'une folle échappée de presque 200 kilomètres. Même le grand Miguel Indurain en a tremblé
. 14 JUILLET 1995: LE JOUR DE GLOIRE DE JAJA
Le 14 juillet est un jour particulier pour les militaires et pour les coureurs français du Tour de France. Ils sont un peu moins d'une trentaine à avoir eu l'honneur de s'imposer le jour de la Fête Nationale sur la Grande Boucle. Laurent Jalabert a eu cette chance en 1995, sous le soleil de Mende. Champion réfléchi et raisonnable, le Mazamétain a été pris d'un véritable coup de folie ce jour-là, en attaquant à 198 kilomètres de l'arrivée. Heureusement pour lui, il était véritablement en état de grâce, au point de faire vaciller son altesse Miguel Indurain en personne.
Depuis quatre mois et sa victoire dans Paris-Nice, Jalabert a pris conscience qu'il pouvait devenir davantage qu'un homme des courses d'un jour. Les pentes commencent à lui plaire. A 26 printemps, un an après son terrible accident d'Armentières, Jaja est en train de prendre une nouvelle dimension. Ce 14 juillet va constituer une étape supplémentaire dans la maturation de la star du cyclisme tricolore. "Après ce qui m'est arrivé l'an passé, dit-il, j'ai une énorme envie de réussir cette saison. Et quand les jambes vont bien, la tête suit".
Le jour où Indurain a vacillé
Là, elle va même tourner. Le coup (de folie) part moins de 25 kilomètres après le départ de Saint-Etienne. Jalabert a accéléré dans la première montée. Il s'est retourné une fois, deux fois, dix fois. Bientôt, ils sont six à l'avant de la course. Six, dont Jaja et deux de ses équipiers de la ONCE, Neil Stephens et Melchior Mauri. "Je sais que j'aurais dû me relever, raconte Jalabert, mais quand j'ai vu Mauri arriver, je me suis dit qu'il fallait y aller. Il fallait qu'ils viennent me chercher. J'étais prêt à prendre le risque d'exploser."
Mais Jalabert n'explosera pas. C'est plutôt la hiérarchie qui va se trouver sur le point d'éclater. Prise au piège par sa consoeur espagnole, la Banesto se voit contrainte de mener la poursuite. Le vaisseau ibérique commence sérieusement à tanguer quand, à moins de 80 kilomètres de l'arrivée, Jalabert se retrouve maillot jaune virtuel avec plus d'une minute de marge sur Miguel Indurain. Le Navarrais commence à ne plus rigoler du tout. "Je mentirais en affirmant que je n'y ai pas pensé. Mais je me doutais bien qu'on fléchirait dans le final et qu'il serait impossible de prendre le maillot, avoue toutefois Jalabert. Il nous aurait fallu au moins 15 minutes pour cela."
"La cerise sur la gâteau"
N'empêche, au cours de ce Tour 1995, le 5e du roi Miguel, il aura été le seul à faire vaciller un tant soit peu le maître. Pour ne pas perdre la face, Jalabert doit tout de même arracher cette étape, à défaut de troquer son maillot vert pour du jaune. Alors dans l'ultime montée du Causse, il s'arrache, seul. Mauri et Stephens, épuisés, ont tout donné pour leur leader. Podenzana et Bottario, les Italiens, s'accrochent, mais ne peuvent suivre longtemps le rythme du Français. Irrésistiblement, Jalabert s'envole vers l'une des plus grandes victoires de sa carrière.
Derrière, la bagarre s'est déclenchée. Indurain et Pantani ont fait exploser le peloton. Riis a suivi, Zülle un peu moins. Le groupe maillot jaune coupe la ligne avec 5'41" de retard sur Jalabert, qui remonte à la troisième place du classement général. Le Mazamétain devient un héros, obtenant un certain rééquilibrage vis-à-vis de Richard Virenque, au palmarès inférieur au sien, mais à la popularité déjà plus fortement établie. " J'étais venu sur ce Tour pour gagner une étape. Gagner le 13 ou le 15 aurait été formidable. La Fête Nationale, c'est la cerise sur le gâteau ", conclut Jalabert. Il terminera à Paris à une superbe quatrième place, qui, croit-il, lui ouvre les portes d'une victoire. Jaja devra déchanter par la suite. Il ne gagnera jamais ce Tour, mais trouvera à travers de grandes envolées sa parcelle de gloire. Comme en ce 14 juillet.
Commentaires 1 - 4 de 4
Bah, il faut pas s'en @#$% je trouve...j'avais 13 ans à l'époque, Indurain était le dieu du tour de France, personne ne pouvait l'avoir en montagne, et en CLM. Et Jaja a fait vraiment qqu chose de magnifique. C un ti bout d'histoire dans le cyclisme qui a le mérite d'exister :-)
Oui, il y a ce genre de messages sur beaucoup de fils. A se demander se que foutent les modos (ou si ce sont les maquereaux !).
Il fait dire aussi qu'un article de ce tonneau, tout le monde s'en fout !
maintenant il y 0 meme des tapins sur yahoo on aura tout vu, combien Mage.I ???
Aaaah... Jalabert.... Je l'adore, ce gars-là ! ^^ Bravo Lolo ! ^^
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