Eurosport - lun, 06 juil 20:53:00 2009
Voici ce qu'ont déclaré les principaux protagonistes de la 3e étape disputée lundi entre Marseille et la Grande-Motte.
FABIAN CANCELLARA (Saxo Bank Maillot jaune): "Je pense que je me suis retrouvé au bon moment au bon endroit. On avait eu l'info par radio depuis la voiture qu'on allait avoir un changement de direction à un kilomètre. Donc je me suis placé, et finalement j'étais dans le bon wagon. Ensuite, c'était facile pour moi de rester là, de rester calme, et de ne pas utiliser toute mon énergie. Pourquoi je me suis retrouvé seul sans équipiers devant? On en parlera ce soir à l'hôtel. D'habitude, on essaye de ne jamais faire de faute, de toujours rester concentrés. C'était déjà très nerveux aujourd'hui, et on ne pensait pas qu'un coup de bordure allait arriver comme ça. Bon, il peut y avoir des surprises dans le cyclisme, mais ma grande chance, c'est d'avoir été là au bon moment".
MARK CAVENDISH (Columbia - Maillot vert, vainqueur de l'étape): "On n'avait pas du tout prévu de faire un coup de bordure. On savait simplement qu'il y avait ce vent, qu'il faudrait en tenir compte. Nous avons été l'équipe qui a le plus travaillé toute la journée. Les autres équipes de sprinteurs n'ont pas fait grand chose, je pense qu'ils étaient concentrés sur le contre-la-montre par équipe, et c'est comme ça qu'on a réussi à créer cette échappée. En fait, 10 minutes avant on n'y pensait pas, mais on était devant pour jouer la victoire d'étape."
SAMUEL DUMOULIN (Cofidis): "Notre directeur sportif nous avait dit de ne pas sortir aujourd'hui dans les échappées, mais j'ai insisté, j'ai voulu essayer. Je suis sur le Tour pour ça, et je n'ai pas voulu laisser tomber.
Dans le final, j'avais deux coéquipiers avec moi qui ont bien roulé. Trois Cofidis devant, ça créé une super dynamique pour l'équipe. Bientôt, les grimpeurs vont se mettre en action, et on va faire un super Tour de France".
CHRISTOPHE LE MEVEL (Française des Jeux): "Au moment de la cassure, j'étais dans la roue de Contador. S'il y avait 29 gars devant, Contador devait être 30e et moi 31e. C'est lui qui a ouvert la bordure. J'ai vu le trou se faire juste devant nous, je n'ai jamais pu le combler. Après, c'était un peu la panique derrière, il y avait beaucoup de leaders piégés. Pour moi, j'ai vraiment essayé de rentrer dans le groupe de tête, c'est dommage, je me sentais bien aujourd'hui et je rate le bon wagon d'un rien."
ERIK BREUKINK (directeur sportif Rabobank): "Ce n'est pas si mal, parce qu'à part Armstrong, tous les autres favoris étaient le groupe avec Menchov. Tout le monde a été pris par surprise par le coup de Columbia. Nous avons besoin d'un résultat pour nous fortifier le moral. Finir dans les cinq premiers du contre-la-montre par équipe serait vraiment bien".
MAXIME BOUET (Agritubel): "A deux mois près, je suis le plus jeune sur le Tour, j'ai des étoiles dans les yeux, c'est un rêve d'être déjà sur le Tour, dans une belle équipe. C'était pas prévu que j'attaque dans les deux premières semaines, mais j'habite juste à côté, à Marseille, toute ma famille était là, les amis, mon amie. Dans le final, j'ai fait vraiment 15 km au sprint pour m'accrocher, être avec Armstrong et toutes mes idoles... Je suis un grand fan, je suis impressionné de les voir sur le vélo, pour moi c'est magnifique".
JOHAN BRUYNEEL (directeur sportif Astana): "J'étais d'abord convaincu que le peloton allait revenir sur les échappés. Mais à 10 km de l'arrivée, j'ai décidé que Popovych et Zubeldia devaient collaborer, d'abord pour compliquer la tâche des autres équipes, et ensuite parce que ce serait une bonne situation pour nous si Cancellara conservait le maillot jaune après la contre-la-montre par équipe. Ca nous serait très utile dans les jours suivant. La cassure? C'était vraiment une surprise, mais ce n'est pas normal que tous les favoris aient été piégés. La plupart des gars se sont retrouvés derrière, et nous n'avions vraiment pas planifié d'être dans une échappée. C'est juste arrivé comme ça".
ALBERTO CONTADOR (Astana): "Je ne vais pas commencer à commenter la tactique de l'équipe, que chacun tire ses propres conclusions. Le Tour ne va pas se jouer sur ce qui s'est passé aujourd'hui, ce n'est qu'une situation de course de plus. Ce sont des différences insignifiantes, qui peuvent même me laisser plus de marge de manoeuvre (...) De toutes façons, nous étions bien positionnés, parce que nous avions trois hommes devant et que nous avons laissé aux autres la responsabilité de tenir la baraque".
CARLOS SASTRE (Cervélo): "C'était une journée avec beaucoup de vent, qui a soufflé essentiellement de face. Dans les 100 derniers kilomètres, ça a roulé sur un rythme élevé, avec du vent qui entrait de face et de côté. A un moment de cette phase finale, l'équipe Columbia s'est placée en tête, et moi, qui avait toujours été bien placé avec mes coéquipiers, j'ai commis l'erreur de rester en arrière au moment le moins opportun, et mes équipiers sont restés avec moi pour m'attendre. Je n'étais pas en situation dangereuse, parce que j'étais dans le deuxième groupe, mais on aurait pu facilement être devant tout le monde".
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