Eurosport - dim, 10 févr 12:40:00 2008
Les Lions ne sont pas morts. Pourtant, peu auraient misé sur eux après leur entrée catastrophique dans la compétition. La faute à l'Egypte, justement. Ecrasés 4-2, ils ont pourtant su puiser dans les critiques qui se sont abattues sur eux la force pour rebondir. "Personne n'aurait parié sur nous après la défaite contre l'Egypte. On a dit que la défense était fatiguée, que les attaquants ne sont que des stars et qu'on ne joue pas, on a mis un point d'honneur à répondre. On est des Lions, mais il ne faut pas oublier le deuxième nom, Indomptables, rappelle le Toulousain Achille Emana. On a essayé de faire comme nos aînés, on a montré aujourd'hui qu'on méritait ce nom et on essaiera de le montrer dimanche".
Car, depuis, la formation d'Otto Pfister s'est considérablement améliorée pour se défaire de la Tunisie (3-2, a.p.) et du Ghana (1-0). En demie, ils ont fait valoir toutes leurs qualités de guerriers et de compétiteurs en damant le pion au pays organisateur, en larmes. La raison de ce changement ? "Le mental" , répond d'un trait le vieux capitaine Rigobert Song, quand on lui demande le secret du Cameroun. "Après notre première défaite, nous avons fait les changements qu'il fallait", explique aussi Pfister qui dispose d'une grande profondeur de banc. "Je peux faire entrer de grands joueurs en cours de match", se réjouit-il.
Les Lions Indomptables, derniers à avoir conservé son trophée (2002), comptent donc sur leur physique et leur mental pour remporter un cinquième titre. "On n'a pas du tout l'intention de s'arrêter là, on va aller jusqu'au bout et on va ramener le trophée", promet Rigobert Song, qui l'a lui-même levé au ciel en 2000 et 2002. Le capitaine disputera donc sa troisième finale, tout comme Geremi et Samuel Eto'o. Une joie que pourrait ne pas découvrir son neveu, Alexandre Song. Le milieu défensif d'Arsenal, touché à un genou lors du match contre le Ghana (1-0), ne s'est pas entraîné samedi à Accra et reste incertain pour la finale face à l'Egypte.