Eurosport - dim, 10 mai 19:01:00 2009
Comme prévu, la 2e étape du Tour d'Italie s'est achevée au sprint dimanche à Trieste. Tout en puissance, Alessandro Petacchi (LPR) a surgi pour devancer son jeune rival Mark Cavendish (Columbia). C'est la 25e victoire du Spezian sur le Giro. Cavendish, lui, se console en conservant le maillot rose.
Si ce n'est pas une revanche, ça y ressemble. Alessandro Petacchi rêvait sans doute de revenir sur le Giro par la grande porte. Au terme de ce premier week-end de course, c'est déjà fait pour le Spezian, impressionnant vainqueur du premier sprint massif dimanche à Trieste. Il n'avait plus mis les pieds sur le Tour d'Italie depuis deux ans. Vainqueur de cinq étapes en 2007, le Ligurien avait été contrôlé non-négatif au salbutamol. Finalement suspendu un an après des mois d'imbroglio juridico-disciplinaire, il avait perdu le bénéfice de ses cinq victoires, sa place chez Milram et manqué en prime le Giro 2008. Une triple peine qui lui restait en travers du pédalier.
Compte tenu de son âge (il a eu 35 ans au mois de janvier), et de l'émergence d'une nouvelle génération de sprinters, incarnée par Mark Cavendish, on pouvait douter de la capacité de Petacchi à revenir au sommet. A tous les sceptiques, il a apporté dimanche une cinglante réponse. Car il n'y a pas eu photo dans la dernière ligne droite de Trieste entre Petacchi et Cavendish. Quand l'Italien a porté l'estocade aux 150 mètres, il a surgi avec une telle puissance que son jeune rival anglais n'a eu aucune chance de revenir à sa hauteur. C'est la 25e fois que la star de l'équipe LPR lève les bras sur le Giro, même si son palmarès officiel n'en retient donc que 20 suite à l'affaire de 2007.
La revanche lundi?
Dans ce Giro où la montagne sera présente un jour sur trois (sans parler des chronos), els sprinters n'auront pas 50 occasions de briller. Il importait donc de ne pas se louper à Trieste. Le profil se prêtait à une arrivée massive et rien n'a pu contredire ce scénario cousu de fil blanc. L'Italien Leonardo Scarselli (ISD) a bien tenté le coup en partant de loin (dès le 9e kilomètre), mais son aventure solitaire était vouée à l'échec. Il a été repris dans le circuit final, où la triple ascension du Montebello pouvait permettre d'animer un peu les débats, mais pas au point de piéger les sprinters. Ni Thomas Voeckler (dans la première des trois montées) ni David Garcia Da Pena (qui hérite quand même du maillot vert de meilleur grimpeur) n'ont réussi à prendre leurs distances. Même l'offensive conjointe de Philippe Gilbert, Filippo Pozzato et Enrico Gaspoarotto, qui avait pourtant de la gueule, a fait long feu.
Derrière, les équipes des sprinters veillaient. Les deux plus actives furent les Columbia, évidemment pour Cavendish, et les Garmin, pour Tyler Farrar. Ce dernier avait repris deux secondes au maillot rose lors de l'unique sprint intermédiaire du jour, et pouvait dès lors endosser la tunique en cas de victoire d'étape. Petacchi, lui, était resté bien au chaud lors de cette passe d'armes, préférant tout donner dans le final. Bien lui en a pris. Son Giro est déjà réussi. Lundi, il tentera de doubler la mise, avant que le peloton n'aborde déjà les Dolomites, mardi. Tout indique que Petacchi livrera un nouveau duel à Mark Cavendish. Même s'il conserve le maillot rose, nul doute que l'homme de l'ile de Man n'a pas apprécié le dénouement dominical...
A noter que cette première étape a fait quelques victimes. Suite à une cassure dans le final, le peloton s'est scindé en deux gros groupes d'une cinquantaine d'unités. Ivan Basso et Levi Leipheimer, présents dans le deuxième peloton, ont ainsi concédé 13 secondes sur la ligne d'arrivée. Parmi les outsiders, Kanstantin Siutsou a perdu 49 secondes, tout comme Juan Mauricio Soler.
Commentaires 1 - 1 de 21
Bien. Voeckler a la patate, qu'il en garde sous la pédale pour gagner une étape.
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