Eurosport - ven, 10 juil 21:33:00 2009
Après avoir perdu Cédric Carrasso, le TFC pourrait voir l'autre grand acteur de la saison dernière partir. André-Pierre Gignac est suivi de près par l'Olympique Lyonnais. L'attaquant est intéressé. Et si le club n'est pas vendeur, la situation énerve au plus haut point Alain Casanova.
Le plus dur est de confirmer, a-t-on coutume de dire. Alain Casanova, technicien qui entre dans sa deuxième année, le sait comme n'importe quel autre entraîneur. Toulouse, équipe au bord de la relégation en 2007/2008, l'ancien gardien de but l'a transformée en formation capable de jouer les trouble-fête en haut de la hiérarchie nationale. Evidemment, Casanova aimerait maintenant éviter de rentrer dans le rang, une spécialité haut-garonnaise ces dernières années. "On est un club avec un potentiel entre la 5e et la 15e place. Tout le monde attend une saison de confirmation. On est un club qui a eu l'habitude d'avoir certains écarts au niveau du classement, de faire un peu les montagnes russes. On va essayer de confirmer", assure Alain Casanova.
La mission sera d'autant plus délicate que Toulouse, comme tout bon club qui a explosé la saison précédente, est en train de vivre une intersaison agitée. Cédric Carrasso a quitté le navire avec perte et fracas. Direction Bordeaux. André-Pierre Gignac, 24 buts au compteur, est lui sur le chemin de Lyon, qui souhaite ardemment l'associer à Lisandro Lopez à la tête d'une attaque désormais orpheline de Karim Benzema. L'OL fait la cour à l'international. Et ce dernier, qui voulait rester à Toulouse pour poursuivre sa progression - le discours habituel - n'est aujourd'hui plus insensible. "A vingt-trois ans, je suis obligé de considérer cette offre-là. (...) Franchement, je pense que ma progression passe par Lyon. Je n'imaginais pas qu'un grand club allait venir me chercher maintenant", a-t-il confié à nos confères de L'Equipe.
Sadran ferme la porte
S'il ne semble pas décidé à aller jusqu'au clash et souhaite avant tout être fixé rapidement sur son avenir, André-Pierre est dur à suivre. Son argumentation laisse songeur. Gignac y pensait forcément. Quand on termine meilleur buteur du Championnat de France, que l'on devient international, on sait que les grosses écuries vont venir vous solliciter. C'est le jeu. Et c'est toujours comme cela. Alain Casanova s'y attendait aussi. Mais ne veut pas se résoudre à cet état de fait. "C'est trop facile pour ceux qui ont un carnet de chèques assez fourni de déstabiliser et d'affaiblir les autres sous prétexte qu'elles ont un bon joueur et qu'elles ont un crédit pratiquement illimité. Toutes les équipes à moyens un peu plus limités peuvent être sujettes à se voir privées de leurs meilleurs joueurs", regrette-t-il. Dans son "malheur", l'entraîneur du Toulouse Football Club peut cependant se rassurer. Le président Sadran a assuré qu'il n'était pas vendeur. Jusqu'à quand ? Ou, plus précisément, jusqu'à combien ?
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