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COUPE DU MONDE - Roumanie-France - LE PIRE N'EST JAMAIS SÛR

sam 11 oct, 00h32


C'était au début de l'été. Jean-Pierre Escalettes et sa garde rapprochée avaient pondu un communiqué long comme le bras puis palabré un long moment devant la presse pour justifier le maintien de Raymond Domenech à son poste. Dans ce magma de paroles plus ou moins sincères, le patron de la FFF avait résumé la situation d'un cri du cour dont il mesurera ce soir la pertinence : « Plus jamais France - Roumanie, quoi ! ». Si le mandat de Raymond Domenech à la tête des Bleus devait s'achever dans les jours qui viennent, la chronique retiendra que la rupture de son aura avait été entamée contre l'équipe de Vitor Piturca, et son sort scellé face à la même équipe, par un match à Constanta pas assez réussi pour justifier son maintien. Quatre mois après le sommet d'ennui et de prudence qui avait caractérisé les deux équipes à l'Euro 2008 (0-0), elles se retrouvent ce soir dans un état d'anxiété qu'elles partagent : pour éviter un départ raté dans la course à la Coupe du monde 2010, neutraliser un adversaire direct dans un groupe où la Lituanie est le leader-surprise, avec un onze assez largement renouvelée par rapport à Zürich, et bien sûr, inutile de le nier, avec deux sélectionneurs au crédit considérablement entamé.

Il en faudra, des faux rebonds ou des erreurs individuelles imprévues, pour transformer la citrouille en carrosse, c'est-à-dire débloquer le match, et éventuellement muer le calvaire du Letzigrund en sommet d'intensité technique. Le stade du Farul Constanta se prête sûrement aux scénarios un peu fous, et au moins, à 21h40 locales, fera-t-il moins chaud que les 25° de cet été, trop étouffants pour les Tricolores.  S'il est permis de soupçonner Raymond Domenech de quelques vices, il en est un qu'il ne s'autorisera pas : celui de mourir avec les idées des autres, fussent-ils DTN et désormais soutiens officiels. Pour sécuriser son affaire contre un bloc placé bas, prudent et redoutable en contres, marque de fabrique dont la Roumanie ne s'exonérera pas ce soir, il avait choisi de ne pas se livrer et d'accepter le risque de n'avoir qu'un tir cadré en 90 minutes. Une certaine continuité est à prévoir dans le plan de jeu, pourvu qu'il y en ait un, admis comme tel par des joueurs. Cela n'avait pas été aveuglant lors de la traumatisante sortie des Bleus en Autriche (1-3), le mois dernier, et avait précipité leur naufrage plus certainement que ces coups de pied arrêtés défensifs mal maîtrisés, qui constituent une tare de plus longue date.

Contrairement à la Roumanie, fessée par la Lituanie sur son propre terrain le mois dernier (0-3), la France a un petit socle sur lequel fonder l'espoir d'un renouveau. La victoire contre la Serbie (2-1) a relancé ce 4-2-3-1 qui assure son équilibre depuis des années. Il a aussi donné une partie des clefs du jeu des Bleus à regard neuf, celui de Yoann Gourcuff, sur lequel pèsent déjà quelques responsabilités. Ne surtout pas se mentir : le début et la fin de ce match avaient révélé une équipe encore fragile, capable de basculer à tout instant. Patrick Vieira et Franck Ribéry, tout juste revenus de leur convalescence, ont été les têtes d'affiche de l'avant-match. Concentrer les chances de victoire sur deux hommes encore à la recherche de sensations est évidemment dangereux, même s'il était déjà tangible, cette semaine, que leur aura a un impact sur leurs équipiers. Les joueurs auront besoin de beaucoup de force de caractère pour créer les conditions d'un maintien de Raymond Domenech à son poste lors du conseil fédéral de mercredi. La tentation de la rupture secoue une partie de ses vingt-et-un membres, appâtés par les cinq mois de délais d'ici au prochain match qualificatif, programmé le 28 mars 2009 en Lituanie. Victor Piturca a exactement la même urgence à appréhender. Si l'un ou l'autre devait sauter après un remake du match de l'Euro, au moins, il saura pourquoi.

 

Commentaires 1 - 1 de 1

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  1. en general, c'est l'entraineur qui cherche a sauver un joueur. Ici c'est pathetiquement les joueurs qui doivent sauver domenech. C'est rigolo, Vieyra ne joue pas d'abord pour la France mais pour le mari d'Estelle.
    Les gars, y'a pas a chercher loin. Ne nous trompons pas: la France peut gagner tout comme elle peut perdre ou faire match nul. Elle peut se qualifier haut la main pour le mondial tout comme elle peut echouer lamentablement, c'est du foot. Ce qui est sur, c'est que quand un dirigeant donne la preuve ( les preuves ) manifestes de sa mediocrite, faut pas attendre qu'il demissionne, on le vire tout net. Ouste Domenec, et Allez les bleus.

    De spapasamba, le sam 11 oct 11h 02
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