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LIGUE 1 - 14e journée - LA MACHINE EST RELANCEE

sam 10 nov, 11h03


Qu'il semble loin le temps où l'OL, successivement battu à Toulouse (0-1) et Lorient (1-2) début août, semblait de nouveau humain, voire très moyen. C'était il y a moins de trois mois. Les champions de France ont mis moins longtemps à se remettre sur les rails. En L1, ils viennent d'enchaîner cinq victoires consécutives (sept, toutes compétitions confondues) et semer ainsi tous leurs challengers potentiels. Seul Nancy, à 4 points et avec un match en retard, résiste. Mais pour combien de temps ? Dans ses résultats, l'OL est redevenu la bête invincible qu'il était la première partie de la saison dernière. Mais dans ses résultats seulement, pas dans la manière. Car Alain Perrin nuance cette belle série. « On ne domine pas nos matches de la tête et des épaules , constate le coach lyonnais. Pour preuve, les rendez-vous à Caen, contre Valenciennes ou devant Stuttgart qui nous ont tous bousculés. On a des périodes non pas de fragilité mais de creux, des coups de moins bien de temps en temps. Et on a très peu de marge de manouvre. Dès qu'il y a un relâchement de notre part, nous sommes en difficulté. » Dans ces moments-là, Juninho et ses partenaires ont su répondre présent. A la plus grande fierté de leur entraîneur. « Il a fallu faire face avec un réel état d'esprit. Les joueurs ont fait leur boulot pour obtenir des résultats positifs. C'est tout à leur honneur. »

Pourtant, en début de saison, l'OL ne montrait pas le même visage et accumulait les inquiétudes. « Elles venaient du fait qu'il y a eu beaucoup de départs à l'intersaison, souligne Karim Benzema. La nouvelle tactique mise en place (NDLR : le système en 4-4-2) n'a pas forcément fonctionné. On n'avait pas le bloc défensif des précédentes années. Là, on l'a de nouveau, j'espère que ça va marcher . » Pour le meilleur buteur de L1, le déclic a eu lieu à Bordeaux, trois jours après la douche écossaise devant les Rangers (0-3). « Depuis le déplacement en Gironde, Lyon est de nouveau une équipe conquérante, qui pense à défendre avant de gagner . » Même si les venues de Valenciennes et de Stuttgart n'ont pas effacé toutes les lacunes. Pourquoi face aux Allemands ne pas avoir fermé la boutique à 2-0 ou 3-1 ? « Parce qu'on ne sait pas faire , répond Sidney Govou. Nous sommes tous portés vers l'attaque. L'an dernier, on s'appuyait sur une grosse défense. Cette saison, nous avons une équipe plus joueuse. On se base plus sur nos atouts offensifs . » C'est même plus radical : l'OL, qui vient de marquer 20 buts lors de ses 7 derniers matches, mise avant tout sur ses talents en attaque pour gagner. « Avec Sidney (Govou), Hatem (Ben Arfa) et Kader (Keita) quand il rentre, on fait la différence à tout moment. Devant, on est costauds », confirme Benzema. Ce qui ne veut pas dire que cette tactique n'a pas ses limites. « Nous devons pérenniser les valeurs mentales qui ont fait notre force ces derniers temps pour augmenter notre marge de manoeuvre car dès que ce ne sera plus le cas, on passera à la trappe », estime Alain Perrin. Alors machine qui écrase tout sur son passage certes, mais machine vulnérable quand même. Dimanche, l'OL reçoit une équipe marseillaise aux abois. Mais Marseille pousse le paradoxe jusqu'au bout : sur ses cinq derniers passages à Gerland, toutes compétitions confondues, Lyon n'a gagné qu'une fois.