Timo Hildebrand savait qu'il se mettait en danger en quittant le VfB Stuttgart, champion d'Allemagne en titre, pour rejoindre le FC Valence, où un certain Santiago Cañizares, gardien international de l'équipe d'Espagne, trône depuis dix saisons. Si l'Allemand pensait rapidement s'imposer et prendre la suite de son homologue aux cheveux peroxydés, la loi du terrain en a été toute autre. En effet, Hildebrand suit désormais les matchs du banc de touche, et ce depuis un mois.
Une situation sportive qui a de quoi l'inquiéter à six mois de l'Euro, car il ne semble plus entrer dans les plans du coach néerlandais, qui ne devrait d'ailleurs pas le solliciter pour le match de Ligue des Champions face à Chelsea demain soir. Une situation humaine également totalement détériorée. Le groupe des gardiens vit souvent en marge du groupe, un entraîneur leur étant même spécifiquement dévolu. Trois joueurs en perpétuel contact, l'humain entre en jeu d'une manière essentielle. Sauf qu'entre Cañizares et Hildebrand, la guerre froide est de mise : « Cañizares et moi ne sommes pas amis, nous nous parlons peu. S'il vient me parler, je lui réponds, mais sinon, nous n'avons aucun contact, mais cela me va bien. »
On l'a compris, l'ouverture du mercato hivernal le 1er janvier prochain arrive comme une bouffée d'air frais pour "Timonator". Reste à savoir quelle destination lui serait la plus opportune. Si Wolfsburg, par l'intermédiaire de son manager Félix Magath, avait mis au jour son intérêt pour Jens Lehmann, Hildebrand figure également sur leurs tablettes. L'Angleterre en manque chronique de gardiens de talent, pourrait également s'imposer comme une destination de choix.


