De notre envoyé spécial
Trois victoires en quatre matchs et cinq places de gagnées au classement : Gervais Martel a de quoi se réjouir. Mais le président lensois reste prudent.
De notre envoyé spécial à Caen
Gervais Martel, que vous inspire ce carton réalisé à Caen dimanche soir ?
Je suis évidemment très content. Cette victoire est très intéressante sur le plan comptable. J’ai relevé énormément de points positifs. Notamment cette capacité à accélérer devant. Dix points en quatre matchs, c’est une très bonne opération. Le premier but est incroyable. Je me demande même si ce n’est pas un record pour Lens en championnat. En plus, il est superbe dans sa construction. C’est une véritable satisfaction pour moi et une véritable preuve de renouveau.
Le RC Lens nouveau est donc arrivé…
J’espère car depuis le début de saison, nous avons vraiment laissé les gens sur leur faim. Nous avons raté notre début de championnat pour la raison que j’ai déjà expliquée. Donc nous avions à cœur de revenir et de prouver qu’il y a de la qualité dans cette équipe. En plus, concernant les renforts que nous avons pris au Mercato, c’est bingo aussi. Le retour de Hilton, l’arrivée de Daniel (Leclercq) et de Jean-Pierre (Papin)… Il y a beaucoup de choses qui ont fait que nous avons réussi à nous ressaisir.
Tout n’est pas encore parfait à vous entendre…
Non, c’est loin d’être fini. Nous venons de redresser la tête sur les quatre derniers matchs : à nous de continuer. Il reste suffisamment d’échéances pour ne pas s’emballer et dire que c’est arrivé. Mais nous nous replaçons à une position qui me semble plus conforme à la qualité de notre équipe. Point final. Mais ce qui est surtout important quand on gagne à l’extérieur, c’est d’aller valider ce résultat par une victoire à domicile. C’est tout le problème.
« Il faut garder les pieds sur terre »
A quoi est dû ce renouveau du RC Lens ? A l’alchimie entre Leclercq et Papin ? Aux derniers arrivés ?
Oui mais il y avait eu aussi Belhadj et Maoulida qui étaient arrivés. Il y a aussi le retour de Hilton. Après, c’est vrai qu’il y a aussi le boulot qui est fait par les coachs. L’arrivée de Daniel (Leclercq) joue également beaucoup. Il n’est pas venu pour rien : il apporte son expérience et son savoir à un club qu’il connaît bien. Et ça se passe bien car Jean-Pierre (Papin), encore une fois, a été extrêmement intelligent dans cette affaire-là. Les deux hommes bossent très bien ensemble. En plus, ce ne sont pas des hommes qui se prennent la tête ou qui vont prendre la grosse tête après deux ou trois matchs réussis.
Etes-vous optimiste pour l’avenir ?
C’est une affaire à suivre. Il faut que les joueurs continuent cette progression et que nous prenions conscience que des victoires contre Nancy et Lyon, car on oublie cette victoire contre Nancy en Coupe de la Ligue, ne sont pas des coups de chance. Non. Aujourd’hui, il y a de la qualité et du potentiel. A nous de continuer de manière très humble sur la voie que nous sommes en train de prendre.
Quel est le piège désormais ? L’excès de confiance ?
Oui, c’est ça. Mais nous ne tomberons pas dans ce piège car je connais bien Daniel Leclercq et je sais comment il travaille. Et donc je peux vous dire que nous ne nous laisserons pas prendre dans ce piège-là. Il faut garder les pieds sur terre : nous ne sommes que treizièmes du championnat. Et nous avons un match en retard à jouer (ndlr : contre Lille) donc tout reste à faire. Il ne s’agit pas d’aller croire que nous sommes allés chercher la médaille d’or. Nous ne sommes rien allé chercher du tout encore. Il reste beaucoup de ces choses à aller chercher.
Julien PASQUET

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