PARIS (AP) - Trois personnes placées en garde à vue jeudi matin dans le cadre de l'enquête sur la banderole injurieuse déployée au Stade de France lors de la finale de la Coupe de la Ligue Paris SG-Lens ont été déferrées vendredi après-midi au Parquet de Bobigny (Seine Saint-Denis), a-t-on appris de sources policière et judiciaire.
Elles devaient être mises en examen en début de soirée. Le parquet a requis leur placement sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer les autres supporters et de se rendre dans des manifestations sportives.
Ces trois hommes sont suspectés d'avoir fabriqué et introduit dans l'enceinte sportive la banderole contre les "Chtis" qui a fait scandale. "Ce sont des proches des supporteurs des Boulogne Boys", précise-t-on de même source. Agés de 20, 24 et 26 ans, ils résident à Paris et Asnières (Hauts-de-Seine) et n'étaient pas connus des services de police. Deux avaient déjà fait l'objet d'une interdiction administrative de stade.
"Un nie les faits, les deux autres reconnaissent du bout des lèvres avoir été au contact de la banderole", indique-t-on de source judiciaire.
Vendredi dernier, trois supporteurs, dont l'un était membre de cette structure, avaient déjà été mis en examen à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour "provocation à la haine ou à la violence lors d'une manifestation sportive" et placés sous contrôle judiciaire.
Ils avaient reconnu avoir fabriqué dans leur local du Parc des Princes la banderole insultant les "Chtis" découpée en onze morceaux et dissimulée ensuite sous leurs vêtements. Les policiers de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) et les magistrats pensent donc que onze personnes au moins sont impliquées dans cette affaire.
"Le climat de délation envenime les relations au sein même des supporteurs du PSG", précisait-on jeudi de source policière. "Les supporters niçois qui viennent dimanche n'ont pas à s'inquiéter, les bagarres pourraient avoir lieu entre Parisiens. Il pourrait y avoir des règlements de comptes". AP
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