Ce n'est donc que partie remise. Grenoble avait pourtant rempli sa part du marché, ne parvenant pas à se défaire de Dijonnais motivés par le maintien. Mais Le Havre , mené pendant une mi-temps, a sans doute été victime de son excitation grandissante en vue de l'exploit qui s'annonçait et n'a pas su retrouver l'ouverture après son égalisation (1-1). Face à des Guingampais défaits une seule fois depuis le 8 février, les Normands n'ont pas été étincelants. La rencontre n'a elle-même pas été spectaculaire mais a permis à Alassane d'inscrire son quatrième but en autant de rencontres, et de confirmer son statut de successeur de Guillaume Hoarau pour la saison prochaine. Les Havrais sont maintenant officiellement à 90 minutes de la montée, peu importent les résultats des autres : si le HAC s'impose à Châteauroux vendredi prochain, il retrouvera le plus haut niveau du football français.
Troyes y a cru. Mais en l'espace de deux minutes, le club de l'Aube a vu resurgir les démons de ces quatre dernières journées, synonymes de défaite, donnant l'occasion à Grenoble de revenir dans la course à la troisième place. Face à Gueugnon (2-2), lanterne rouge vaillante face aux grosses cylindrées mais selon toute vraisemblance condamnée, les Troyens ont fait le plus dur en creusant l'écart lors de la première période. Mais au retour des vestiaires, et en seulement deux actions, les Forgerons se sont fait violence pour recoller au score, comme pour s'assurer de descendre avec les honneurs devant son public la semaine prochaine. Troyes, de son côté, n'a toujours pas gagné depuis le 7 mars dernier. Grenoble n'a toutefois pas profité de cette nouvelle contre-performance troyenne. Tenu en échec par des Dijonnais (0-0) qui luttent pour le maintien, le GF38 manque là l'occasion de passer devant son rival et d'avoir son destin entre ses mains.
Pour se rassurer, Nantes pourra toujours se dire que Troyes et Grenoble n'ont pas gagné, et que ses chances de retrouver l'élite ne sont pas remises en cause après sa défaite à Ajaccio (1-2). Mais, c'est un fait, Nantes paraît de moins en moins serein à l'entame du sprint final, et l'officialisation de sa montée ne viendra pas assez rapidement. Même si la défaite en Corse n'est que la première depuis le mois de janvier et celle concédée face au Havre (0-1), elle vient rappeler aux Nantais qu'ils ne sont pas encore en Ligue 1. Affichant un état d'esprit irréprochable lorsqu'ils étaient encore leaders, les Jaunes ont semblé se disperser une fois que Le Havre a pris les commandes, et ont parfois fait preuve de suffisance, à l'image de leurs prestations médiocres contre les relégables (matches nuls contre Niort, Libourne et Gueugnon). Face à Ajaccio, alors qu'ils avaient pourtant ouvert la marque par Dossevi, les joueurs de Michel Der Zakarian sont une nouvelle fois tombés dans leurs travers et vont devoir se reprendre dès la semaine prochaine face à Boulogne.

32e journée - PAS POUR CETTE FOISagrandir la photo
