Eurosport - dim, 11 mai 11:41:00 2008
Mené à la pause, le PSG a finalement arraché le nul face à Saint-Etienne (1-1) et sort de la zone des relégables après la 37e journée. Tout reste également possible pour Saint-Etienne, toujours en course pour une place en Coupe de l'UEFA.
PARIS SG-SAINT-ETIENNE : 1-1
Buts : Perrin pour Saint-Etienne (44e), Clément pour PSG (59e)
Pedro Miguel Pauleta est à genoux au centre du terrain. Le Portugais pleure... C'est finalement l'image que l'on retiendra de ce PSG-Saint-Etienne, pourtant si crucial au point de vue du classement. Quand l'humain prend le pas sur l'aspect comptable... Pourtant, la partie n'avait rien d'un jubilé en hommage du meilleur buteur de l'histoire du PSG. Elle n'en a pas moins été agréable, rythmée, chacune des deux équipes ayant eu leur temps fort. Au final, pas de gagnant mais surtout pas de perdant. Le Paris SG et Saint-Etienne gardent leur objectif à portée de main. Mais que la dernière journée va être chaude !
Devant un Parc rempli à craquer, les locaux sont les premiers à se montrer dangereux, par l'intermédiaire d'un certain... Pauleta. Ce dernier tente sa chance sur coup-franc et oblige Viviani à détourner du bout des gants. Une action tout à fait symptomatique. Là où les hommes de le Guen ne parviennent à inquiéter la défense verte que sur coups de pied arrêtés, ceux de Roussey excellent dans l'art du contre. Landrin (14e) et Feindouno (20e), au terme de raids éclairs, font ainsi passer quelques frissons dans l'échine de Landreau.
Deux occasions franches, certes, mais sans commune mesure avec celle que se procure le héros du jour... Lancé en profondeur, Pauleta se précipite peut-être un peu trop et voit son plat du pied stoppé par Viviani. Le PSG va d'autant plus regretter cette opportunité manquée qu'à une minute de la pause, c'est le coup de tonnerre. Payet se trouve étrangement oublié dans la surface parisienne, son tir est miraculeusement dévié par Landreau mais le ballon revient dans les pieds de Loïc Perrin qui expédie un missile dans la lucarne (0-1, 44e). Après le coup de tonnerre, le silence total... à peine troublé par quelques sifflets qui accompagnent la rentrée des joueurs aux vestiaires.
L'orgueil parisien
Ces derniers vont redoubler dès les premières minutes de la reprise quand Saint-Etienne entreprend un siège sans pitié du camp parisien. Mortifiés, les partenaires de Rothen voient un tir de Tiené frôler le poteau de leur gardien (48e) mais, même au plus fort de la tempête, ils s'accrochent. Cette abnégation va justement être récompensée : dans une étonnante copie conforme du but stéphanois, Jérémy Clément se trouve à point nommé pour reprendre un ballon mal dégagé et l'expédier avec rage dans la lucarne de Viviani (1-1, 59e) !
Le PSG n'est pas sorti d'affaire pour autant et il faut un extraordinaire double-réflexe de Landreau devant Gomis pour éviter la rechute fatale (69e). Ce dernier coup de chaud passé, les Parisiens font valoir leur envie, leur courage, à défaut d'une technique supérieure, pour juguler les velléités vertes. Ils essaient même de marquer ce but qui pourrait les soulager définitivement dans les dernières minutes mais Pauleta, qui se gêne avec Boli, ou trop juste pour reprendre un corner au premier poteau, n'endosse pas le costume du héros. Il est pourtant fêter comme tel par les joueurs, coéquipiers comme adversaires, au coup de sifflet final. Le public, qui retiendra également que son équipe est désormais 16e, se charge de consoler le Portugais. Ce dernier, très ému, se fend ensuite d'un discours d'adieu. Mais le point final n'est pas encore inscrit...
LA DECLA : Jérémy Clément (milieu de terrain du Paris SG)
"(A-t-il mis tout son coeur dans sa frappe?) Tout mon coeur, ouais! On avait surtout à coeur de revenir au score en tout cas. Nos concurrents directs ont perdu, on a toujours notre destin entre nos mains. C'est un bon point quand on voit les autres résultats. Même si tout ne s'est pas bien passé ce soir, on a su faire l'effort pour revenir. (Le maintien) Ca se joue surtout dans les têtes, c'est l'équipe la plus forte mentalement qui va l'emporter. Nous on est capable de faire un gros match là-bas (à Sochaux pour la dernière journée).
J.L / Eurosport