La plus longue et la plus cassante d'entre toutes, la deuxième des trois étapes du Rally Russia s'est révélée particulièrement riche en événements. Elle n'a cependant pas permis aux équipages Peugeot Belgique-Luxembourg d'effectuer la remontée escomptée au classement. Freddy Loix et Nicolas Vouilloz sont toujours 5ème et 6ème, mais ils ont inversé leurs positions.
« Dès les premiers kilomètres de la dernière spéciale du jour, un incendie s'est déclaré dans l'habitacle, explique Vouilloz. Heureusement, mon copilote a empoigné l'extincteur de bord et a réussi à éteindre le sinistre. En fait, le collecteur d'échappement s'est cassé et a fait fondre la peinture. J'ai poursuivi au ralenti, d'une part pour éviter que l'incendie ne reprenne, et d'autre part parce que l'intervention de « Nico » a eu pour effet de lui faire perdre le fil de ses notes. J'ai terminé le tronçon « à vue » et avec la plus grande prudence. »
Deuxième du classement provisoire, le Russe Novikov n'est pas inscrit en IRC. La position actuelle de Vouilloz lui vaudra, s'il la préserve demain, de rejoindre l'Italien Rossetti en tête du Challenge.
« En soi, ce serait une belle satisfaction, mais je dois dire que j'espérais mieux. J'ai également subi une crevaison. Nous avons joué la sécurité et nous avons été frappés autant que nos rivaux. Kopecky ne compte que 30'' de retard sur nous. Demain, il faudra que je me méfie de lui. »
Son compagnon d'écurie a à peine été plus épargné.
« C'est vraiment un rallye redoutable, déclare Freddy. A aucun moment de la journée, je n'ai attaqué. Dans les parties « cassantes », je conduisais à 50% de mes possibilités. Pas plus. Cela n'a pas suffi. J'ai quand même crevé. Basso est à peine 25'' devant moi pour la quatrième place – qui est aussi la troisième en IRC. Le comportement de ma 207 S2000 est parfait. Demain, si je me sens en confiance, je jouerai une dernière carte... tout en pensant aux « gros points » au championnat. »
Comme les autres, la dernière étape du Rally Russia comporte quatre spéciales totalisant plus de 60km. Beaucoup de choses peuvent encore se produire, surtout si les faits de course continuent de s'en mêler. Comme ce fut déjà le cas la veille, Juho Hanninen a remporté trois des quatre spéciales du jour. Sa Peugeot 207 S2000 Kronos équipée, elle aussi, de pneus BFGoodrich, a tourné comme une horloge, ce qui donne du blé à moudre à ceux qui affirment que le rythme du pilotage a peu d'influence sur le risque d'incidents. Ceux-ci dépendent d'abord, semble-t-il, de la nature du terrain. Le Finlandais Hanninen est né à Punkaharju, à moins de 200km de Vyborg. C'est dire s'il connaît parfaitement les caractéristiques des chemins de terre dont la nature et le revêtement sont proches de ceux de son pays.
« Il y a quatre Peugeot dans les sept premiers, rappelle Marc Van Dalen, directeur sportif de l'équipe Peugeot Belgique-Luxembourg. Ou quatre dans les six premiers si on s'en tient au classement IRC. Avec Freddy autant qu'avec Nicolas, nous jouons le titre. Pour l'instant, nos deux pilotes reprennent du terrain à Rossetti et Kopecky, qui sont leurs deux adversaires directs. Nous ferons tout pour ne pas mettre en danger cette opération plus que satisfaisante. »



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