Tour de France - Au tour de Moncoutié ?

Eurosport - sam, 11 juil 16:55:00 2009

Suite du triptyque pyrénéen, ce samedi, avec la 8e étape qui relie Andorre-la-Vieille à Saint-Girons (176,5km). La victoire de Brice Feillu à Arcalis donnera peut-être des idées à ses compatriotes. Ayant raté la bonne échappée vendredi, David Moncoutié cherchera un 3e succès sur la Grande Boucle.

CYCLING 2009 Dauphine Libere David Moncoutie - 0

. ETAPE 8

Date : Samedi 11 juillet

Départ : Andorre-la-Vieille

Arrivée : Saint-Girons

Distance : 176,5 km

Type : Etape de montagne

. LE PARCOURS

Trois ascensions sont au programme de ce deuxième volet du triptyque pyrénéen : le Port d'Envalira, (1re catégorie), escaladé dès le début de l'étape, le col de Port (2e catégorie) et le col d'Agnès (1re catégorie), emprunté via le difficile port de Lers. L'étape est difficile, mais beaucoup plus courte que la veille (176,5km contre 224km vendredi). Le sommet de l'ultime difficulté n'intervient qu'à 45 kilomètres de l'arrivée à Saint-Girons. Il y a donc peu de chances de voir les favoris à la victoire finale s'expliquer ce samedi. La descente vers l'arrivée est très technique. Comme lors de la 7e étape, on devrait assister à une échappée au long cours. D'autant plus qu'il y a de gros points à prendre pour le maillot à pois de meilleur grimpeur. Ayant raté le bon coup, vendredi, David Moncoutié pourrait de nouveau tenter sa chance.

. LES DIFFICULTES

Port d'Envalira

Kilomètre 23,5

1re catégorie

Longueur : 23,2km

Moyenne : 5,1%

Col de Port

Kilomètre 102

2e catégorie

Longueur : 11,4km

Moyenne : 5,5%

Col d'Agnès

Kilomètre 132,5

1re catégorie

Longueur : 12,4km

Moyenne : 6%

. LA STAT : 2

Soit l'écart entre Alberto Contador et Lance Armstrong au classement général au départ de cette 8e étape. L'Espagnol, qui a lâché tout le monde lors des derniers kilomètres de l'ascension finale de la 7e étape, à Arcalis, est parvenu à reprendre 21 secondes à son coéquipier mais néanmoins adversaire américain. Dauphin de l'Italien Rinaldo Nocentini (AG2R-La Mondiale) au général, le Madrilène compte un retard de six secondes. Pour se parer de jaune samedi, il lui faudra se défaire du Toscan avant la descente vers Saint-Girons, qui débute tout de même à 45 km de l'arrivée.

. L'HOMME A SUIVRE : DAVID MONCOUTIE

Vendredi, le Français a raté la bonne échappée en début d'étape. Heureusement pour son équipe, son coéquipier Christophe Kern (2e à l'arrivée) y figurait. Ce samedi, le coureur de Cofidis aura à coeur de se montrer devant. Ce deuxième volet du triptyque pyrénéen pourrait convenir à celui qui garde sûrement en tête le maillot à pois de meilleur grimpeur. Pour briller, il lui faudra exceller lors des ascensions mais également maîtriser les trois longues descentes qui composent les 176,5km de cette 7e étape, un domaine dans lequel il n'excelle pas. En jeu, une troisième victoire sur la Grande Boucle après celles de 2004 (à Figeac) et 2005 (à Digne-les-Bains).

. HISTORIQUE

Pour la deuxième et première fois de leur histoire, Andorre-la-Vieille et Saint-Girons vont accueillir respectivement un départ et une arrivée du Tour de France. En 1964, la capitale d'Andorre avait déjà lancé une étape de la Grande Boucle. Celle-ci avait été marquée par le coup de pompe puis la résurrection de Jacques Anquetil. La veille, le Français, vainqueur du Giro quelques semaines plus tôt, s'était fait remarquer en participant à un méchoui. Dès le début de la 14e étape, entre Andorre et Toulouse, Anquetil est attaqué de toute part. Le quadruple vainqueur du Tour et triple tenant de l'épreuve, à ce moment-là, ne parvient pas à répondre aux banderilles de Jimenez, Esteban, Bahamontès ou encore Poulidor, son grand rival sur cette Grande Boucle. A six kilomètres du sommet, Anquetil est à l'agonie, au bord de l'abandon.

Son directeur sportif, le Grand Fusil Raphaël Geminiani, lui tend un bidon. Le champagne y a remplacé l'eau. Les petites bulles ragaillardissent le bonhomme qui passe au sommet avec 4 minutes de retard, tout de même. En bas de la descente, après avoir pris tous les risques possibles et inimaginables dans le brouillard, Anquetil retrouve sa place au sein du groupe du maillot jaune Georges Groussard. A 75km de Toulouse, "Maître Jacques" rejoint Poulidor en tête de l'épreuve. A 25km de l'arrivée, "Poupou" est victime d'une crevaison. Son mécano lui change sa roue arrière, mais le fait tomber au moment de le relancer. Gêné par les voitures, le leader de l'équipe Mercier ne parvient pas à revenir sur Anquetil. Sur la ligne, Poulidor lui concède 2'36". Le Belge Edward Sels s'impose au terme des 186km.

François-Xavier RALLET / Eurosport

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