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L1 / STRASBOURG :La tête à l’envers

mer 12 mar, 11h58


Battus par Metz pour la deuxième fois de la saison samedi à la Meinau, les Strasbourgeois ont subi de plein fouet à l’issue de la rencontre la colère de leurs supporters. Climat de tension en Alsace.

C’est ce qui s’appelle une sale soirée. Comme si la défaite contre Metz - la deuxième de la saison face aux Messins et la deuxième consécutive à La Meinau - ne suffisait pas, il a en plus fallu que les supporters strasbourgeois s’en prennent aux joueurs après la rencontre. Grégory Paisley, qui faisaient partie des Strasbourgeois pris pour cibles samedi soir, revient sur cet après-match très tendu. « Les supporters avaient les boules d’avoir perdu une deuxième fois de suite contre Metz et ça les a mis un peu en rogne. Donc, après le match, chaque joueur qui sortait des vestiaires pour aller à sa voiture avait droit à son petit quolibet. » Rien d’exceptionnel (« C’étaient les insultes typiques de supporters : ‘‘ Tu fais honte, tu ne mouilles pas le maillot, t’es une chèvre’’ » selon le défenseur du RCS) mais de quoi noircir encore plus une soirée commencée par cette « humiliation » face à la lanterne rouge (2-3).

Lui aussi vert de rage après cette défaite « impardonnable », Paisley aurait cependant bien aimé éviter les insultes proférées sur le parking des joueurs. Accompagné de Pierre Ducrocq, resté en tribunes face à Metz, le défenseur central du Racing aurait même très bien pu péter les plombs. « Je reste un être humain aussi, donc je suis sorti et je leur ai renvoyé un peu la pareille. » Heureusement pour tout le monde, les stadiers veillaient et ont très bien fait leur métier. « Ils sont intervenus, ils étaient là pour ça et j’ai fini ma soirée tranquillement », se remémore le joueur avant de préciser que l’attitude agressive des supporters samedi dernier n’a eu aucune répercussion sur le groupe de Jean-Marc Furlan. « Si les supporters ont voulu produire une sorte de bombe pour que ça fasse bouger les choses, c’est raté. Nous gardons notre ligne de conduite et nous n’y dérogerons pas. »

Après cet échec, les Strasbourgeois vont en revanche devoir se racheter. Et pas seulement auprès de leurs supporters. En s’inclinant face aux Messins, quelques jours après avoir battu Le Mans dans la Sarthe, Paisley et ses coéquipiers ont laissé filer des points très précieux dans l’optique du maintien. « Avec 38 points, nous serions mieux. Pas bien mais mieux », déclare l’ancien Parisien qui sait qu’il est trop tard désormais pour entamer un grand chantier. « Ce n’est pas à neuf, dix matchs de la fin que nous allons changer notre fusil d’épaule. Si nous en sommes là, c’est parce qu’à aucun moment nous n’avons su avoir des résultats réguliers. Le Racing est une équipe capable du meilleur comme du pire cette année. J’espère que nous gardons le meilleur pour la fin. » Avant cette dernière ligne droite, il faudra déjà passer par Bordeaux. Sachant qu’il n’y a « pas de vérité » à Strasbourg cette saison plus qu’ailleurs, les Alsaciens iront peut-être créer l’exploit en Gironde. Qui sait… ? 

Aurélien CANOT