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TOP 14 / PERPIGNAN :L'USAP manque le break

lun 12 mai, 12h28


Perpignan, qui restait sur huit victoires de rang, avait l’occasion de faire le trou samedi à Montauban. Mais un manque d’ambitions et des approximations ont coûté cher aux Catalans. Tous veulent oublier cet accident.

Deux mois qu’ils n’avaient plus connu ça. Deux mois durant lesquels ils avaient signé une impressionnante série de dix matchs sans défaite, et huit victoires consécutives. Invaincus depuis leur déplacement à Toulouse (41-15) le 16 février, les joueurs de Perpignan sont tombés samedi dans la cuvette de Sapiac face à Montauban (28-22). Au lendemain de la défaite à domicile de Biarritz contre Clermont (11-16), l’USAP avait pourtant une magnifique occasion de creuser l’écart en vue de la qualification pour les demi-finales. Le manque d’ambition, ainsi que de trop nombreuses approximations, ont eu raison des Catalans. Au grand dam de leur entraîneur Jacques Brunel, visiblement très frustré.  « On n'a pas bien débuté ce match, regrette l’ancien adjoint de Bernard Laporte chez les Bleus. On prend des points dès le coup d'envoi, on ne tente pas grand-chose, on fait des fautes. On manque trois renvois qui nous coûtent neuf points. Malgré notre pack qui a pesé, surtout en mêlée, on n'est pas assez efficace. Malgré six points de retard à la pause, on revient bien et puis quelques fautes stupides nous ont coûté la victoire, alors qu'il semblait que l'on contrôlait ce match. »

Mené 15-9 à la pause sans proposer grand-chose, Perpignan peut s’en vouloir. Une semaine après avoir réalisé un gros coup contre Biarritz à Aimé-Giral, les Sang et Or ont affiché des signes étonnants de fébrilité. « On a un sentiment d'inachevé, analyse Christophe Porcu après sa première défaite de la saison. On a manqué d'envie, d'agressivité. On n'était pas présent sur les renvois en première période et on prend neuf points. On fait trop de fautes, trop de points. On ne va pas se mentir, en première période, on n'y était pas. » « On avait pourtant bien préparé ce match, on a respecté les Montalbanais, mais on a manqué notre entame, complète le pilier international Nicolas Mas. On ne se met pas dans les meilleures conditions pour gagner. Même si on revient bien ensuite. Peut-être que l'on a un peu accusé le coup physiquement. » Comme le Stade Français en décembre et Biarritz le mois dernier, les Perpignanais ont chuté face à des Montalbanais plus réalistes. Le coup est rude. Pas question pour autant de baisser les bras ou de se prendre la tête outre mesure.

« Nous n'étions pas la pour faire le break, précise un Brunel quelque peu agacé. On ne s'intéresse qu'à nos résultats, pas à ceux de Biarritz ou d'une autre équipe. Je le dis et le répète, tout ce jouera lors des deux dernières journées. Peut-être même lors du dernier match et on sait depuis longtemps que l'on ne peut compter que sur nous-mêmes. » Avec trois déplacements (Clermont, Auch et Dax) pour deux matchs à domicile (Toulouse et le Stade Français), Perpignan n’aura pas un calendrier particulièrement évident. Ses six points d'avance sur Castres, facile vainqueur de Brive dimanche, et huit sur Biarritz, battu par Clermont vendredi, devraient cependant lui permettre d’assurer son billet dans le dernier carré. Les joueurs, eux, y croient, et entendent bien faire oublier cet accident. « Il ne faut pas tout remettre en cause, résume parfaitement Nicolas Mas. Il reste des matchs et on doit garder notre confiance même si on a perdu ce week-end On sait d'où on vient, on a eu des difficultés à revenir. Maintenant, il ne faut pas qu'on mette la tête au fond du sceau. On ne va pas baisser les bras. » Pas maintenant. Pas aussi près du but.

Jean-François PATURAUD

 

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