Débuts manqués pour l'équipe de France . Lors du match d'ouverture, comptant pour le groupe 1, les Bleus font match nul (1-1) avec la Suède, pays hôte du tournoi. Jan Eriksson ouvre la marque en première période (25e), Papin lui répond à l'heure de jeu (58e). Dans l'autre rencontre, le Danemark et l'Angleterre se séparent sur un score nul et vierge. Trois jours plus tard, dans un match qu'il faut absolument gagner, la France et l' Angleterre se contentent d'un match nul insipide (0-0). La confrontation entre Nordiques tourne à l'avantage des Suèdois qui battent le Danemark (1-0, but de Brölin). Immense déception des deux côtés de la Manche, lors du dénouement du groupe. La Suède sort l'Angleterre (2-1) et le Danemark, la France sur le même score. Dès la 8e minute de jeu, Larsen trompe Martini. JPP redonne un peu d'espoir aux Tricolores à la 61e, un espoir vite réduit à néant par Elstrup (77e). La France quitte la compétition par la petite porte, le sélectionneur Michel Platini, aussi. Pas de surprise dans le groupe 2. Les deux favoris, les Pays-Bas et l' Allemagne finissent respectivement premier et deuxième. L' Ecosse et la CEI sont éliminées. Le match au sommet de la poule tourne nettement à l'avantage des Néerlandais (3-1). Rijkaard, Rob Witschge et Bergkamp sont les bourreaux des Allemands, Jürgen Klinsmann sauve l'honneur. Les demi-finales sont spectaculaires. A Stockholm, les Allemands écartent le pays organisateur, la Suède, lors d'un match intense. Cinq buts sont marqués (3-2), Hässler et Riedle (2 buts) sont les artisans de la victoire des champions du monde. A Göteborg, Danois et Hollandais ne sont pas en reste. Larsen réussit un doublé (6e et 33e) pour le Danemark. Bergkamp (23e) et Rijkaard, qui arrache la prolongation à la 86e, sont les meilleurs Néerlandais. La séance des tirs au but tourne à l'avantage du portier danois Peter Schmeichel. Van Basten manque son tir (5-4).
Le Danemark, dont les joueurs ont été rappelés sur le lieu de leurs vacances pour pallier l'absence de la Yougoslavie suspendue, peut-il gagner l'épreuve européenne face au champion du monde allemand ? L'extraordinaire volonté danoise va payer. A la 18e minute, Jensen trouve la faille et trompe Bodo Illgner. Le Danemark est sur la voie royale. Peter Schmeichel résiste aux coups de boutoir de Klinsmann et Riedle. Brian Laudrup et sa touche technique, Povlsen et son abattage, sont essentiels dans l'organisation danoise. A onze minutes de la fin de la rencontre, l'ancien lillois Kim Vilfort condamne définitivement les joueurs de Berti Vogts et inscrit le second but de son équipe (2-0). Toutes les théories sur la récupération en altitude, le besoin de sommeil et... la présence des femmes des joueurs s'effondrent.
Le 26 juin 1992 à Göteborg, Nya Ullevi 37 800 spectateurs Arbitre : M. Galler (Suisse) DANEMARK BAT ALLEMAGNE : 2-0 (1-0) Buts : Jensen (18e), Vilfort (79e) pour le Danemark. Danemark : Schmeichel - Sivebaek (Christiansen, 67e), Christofte, K. Nielsen, Piechnik - L. Olsen, Jensen, Vilfort - B. Laudrup, Povlsen, Larsen. Entr . : Möller-Nielsen. Allemagne : Illgner - Reuter, Brehme, Buchwald, Kohler - Helmer, Hässler, Effenberg (Thom, 80e) - Klinsmann, Sammer (Doll, 46e) Riedle. Entr . : Vogts.

RETRO 1992 - DRÔLES DE VACANCES DANOISESagrandir la photo

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