Eurosport - ven, 13 juin 09:04:00 2008
Pour Jean-Philippe Grandclaude, Perpignan a su puiser dans les tempêtes traversées en début de saison la force de se forger une âme. Le centre catalan en est convaincu: c'est parce que l'Usap revient de loin qu'elle n'en est que plus dangereuse aujourd'hui.
Ce match face au Stade Français, sans enjeu direct et à une semaine de la demi-finale, n'est-il pas trop délicat à appréhender?
Jean-Philippe GRANDCLAUDE: Non. Il y a encore de l'enjeu, parce que justement on répare une demi-finale, que l'on reste sur une série de trois victoires en huit jours (Auch, Toulouse et Dax) et qu'il est important que l'on s'étalonne face à une grosse équipe. On ne pense pas à la blessure. On a un effectif fourni et tout le monde veut la jouer, cette demie, donc on aura tous envie de montrer ce que l'on est capable de faire sur le terrain.
Craignez-vous que les Parisiens, même s'ils font tourner leur effectif, n'arrivent revanchards à Aimé-Giral après leur défaite (23-12) lors du match aller à Jean-Bouin ?
J.P.G. : C'est obligé. Je le dis tout le temps, le rugby, on a beau parler de collectif et de professionnalisme, c'est avant tout un sport d'orgueil, d'hommes, de courage... Après ce match, ils ont été plus ou moins touchés, ils ont eu quelques petits soucis à domicile et je pense que, quelle que soit l'équipe qui viendra ici, elle aura à coeur de se venger et de prouver que Paris reste Paris.
Sur quelles valeurs cette équipe de l'USAP s'est-elle construite?
J.P.G. : D'abord sur des valeurs de combat, puis au fur et à mesure on y a ajouté un peu plus de jeu. Ces derniers temps, on y trouve un certain liant, une certaine organisation entre avants et trois-quarts, de la puissance devant, de la vitesse et de la pénétration derrière. On commence à mélanger ces qualités, ce que l'on n'a peut-être pas réussi à faire les saisons précédentes. On entend souvent après les matches que l'USAP s'est imposée sans faire d'éclats. C'est peut-être aussi comme ça qu'on est efficace. Il faut savoir se suffire de ces points forts et ne pas se prendre pour d'autres.
Où se situe Perpignan par rapport aux trois autres demi-finalistes?
J.P.G. : On a, je pense, un gros collectif, plus que de grosses individualités capables de faire la différence. On se base sur ce collectif qui fonctionne bien, qui essaie d'avancer ensemble. Malgré ce qui peut se dire, on commence à voir de beaux mouvements, des choses intéressantes, avec des avants dans la ligne de trois-quarts capables de faire des passes, de jouer dans la défense. On est une équipe qui est passée par beaucoup de mauvais moments et on a su les surmonter. Je le redis, on a un groupe très fort et qui a un caractère énorme. Je le pense, c'est énorme d'où l'on vient.
Commentaires 1 - 1 de 1
USAP en davant!!! Guanyarem els de Paris , i després cap al " Stade de France " per el Brenus . Catalans per sempre.
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