Dix ans jour pour jour après la victoire de l'équipe de France en finale de la Coupe du monde 1998, les champions du monde se sont retrouvés samedi au Stade de France pour une rencontre amicale contre une sélection mondiale. Les Bleus n'ont pas gagné (3-3), mais ils ont pu mesurer combien l'exploit de 98 reste présent dans les esprits. Zidane, Giuly et Diomède ont marqué. Butragueno, Pauleta et Suker aussi.
La fête ne s'étendra sans doute pas jusqu'au petit matin comme ce fut le cas un certain 12 juillet 1998, mais elle a tout de même eu lieu samedi, au Stade France. Dix ans plus tard et devant 80 000 spectateurs venus communier avec "leurs" champions du monde, l'équipe de France 98 a été tenue en échec par une sélection mondiale composée notamment de Gianfranco Zola ou autre Edgar Davids (3-3). Un score anecdotique dans une rencontre placée sous le signe du plaisir. A ce titre, on peut regretter que des 22 acteurs sacrés contre le Brésil (3-0), seuls Petit, Henry et Vieira ne soient pas parvenus à trouver une place dans leur agenda pour répondre à l'appel d'une génération qui restera à coup sûr dans le coeur des Français pour de nombreuses années encore. L'émotion était palpable lorsque le trophée fut déposé par hélicoptère au centre de la pelouse. Elle prit une toute autre dimension lorsque Aimé Jacquet s'exprima au micro pour rendre un dernier hommage à un enfant décédé le matin même dans un accident de bus. Le véhicule transportait un groupe d'adolescents, qui devait participer au lever de rideau de ce match amical. Une minute de silence a été respectée en son honneur.
Le 12 juillet 1998 appartient à ces moments rares où chaque Français se souvient où il se trouvait, avec qui et ce qu'il faisait. Une décennie a passé et le soufflé n'est pas encore retombé. Même Robert Pires fut étonné par l'affluence au sein de l'enceinte dyonisienne. Lui qui s'attendait à ne voir "que" 40 000 spectateurs a pu mesurer combien l'exploit de 98 est encore bien présent dans les esprits. Poids des années oblige, quelques kilos superflus accompagnent désormais certains de ses équipiers, partis à la retraite depuis quelque temps déjà. Mais l'unité qui animait ce groupe de potes est, lui, toujours présent. Zidane reste le roi de l'applaudimètre, mais il n'est pas le seul à avoir gardé de beaux restes. Desailly a de nouveau paru solide comme un roc, tandis que Lizarazu nous a replongé dix ans en arrière sur un de ses débordements côté gauche dont lui seul a le secret. Sa passe en retrait à destination de Djorkaeff (17e) fut la réplique exacte de celle qu'il délivra à Thierry Henry contre l'Arabie Saoudite (4-0). La réussite en moins.
En face, c'est le doyen du groupe, Emilio Butragueno, qui a impressionné. A 45 ans, l'Espagnol a multiplié les courses et les appels pour finalement ouvrir le score sur une action rondement menée par Zola et Karpine (25e). Sa joie fut mesurée. Il s'excusa presque d'avoir marqué dans une position à la limite du hors-jeu. Lilian Thuram, lui, était déjà sorti, remplacé par Candela (16e). Le défenseur, dont la carrière est mise entre parenthèses pour des problèmes de coeur, a reçu une ovation amplement méritée. La même que celle qui fut réservée à David Trezeguet lors de son entrée en jeu (60e). L'attaquant de la Juve, retraité depuis mercredi, a réveillé le stade. Zidane se chargea de l'embraser. Le numéro 10 français égalisa en battant Casagrande (66e). S'en suivit un chassé croisé qui vit Pauleta tromper Charbonnier d'une reprise de volée magistrale (70e). Puis Giuly, invité pour l'occasion, remettre les deux équipes à 2-2 (89e). Dans les arrêts de jeu, c'est finalement Suker, puis Diomède, qui se chargèrent de maquiller le score. Le public ne s'y est pas trompé. C'était une belle soirée. - Emery TAISNE

France 98 La fête a bien eu lieuagrandir la photo
Commentaires 1 - 3 de 3
mais si il avais une fête tu le savait pas?
Il y avait un match et une fête hier ???? je n'en avait pas entendu parler ... comme c'est bizarre ....enfin tout cela n'a aucune importance le foot, ses milliardaires, le croulants mafieux de le fff, platini, houllier et bien sûr domenech sont ignobles... pas un pour rattraper l'autre, tous à mettre à la poubelle.
10 ans qui n'ont pas pris une ride. Ils étaient presque tous là au milieu d'un public dont la forte présence est un vivant avertissement à la farce de la fin de l'Euro98. On s'était moqué des quatre vingt dix huitards, dont on avait rangé la coupe et le jeu aux oubliettes de l'histoire. 80.000 spectateurs qui les ont galvanisés depuis les tribunes pour revoir la magie de la passe des trois.
Ce mondial 98 restera dans notre mémoire comme un trait du génie français indivisible, obstiné et biodiversifié.
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