Bergeaud: "Prêt à tout envisager"

Eurosport - ven, 12 oct 13:25:00 2007

Claude Bergeaud, qui est de plus en plus menacé, avoue que tout est possible quant à la suite de sa carrière. Après la piètre 8e place à l'Euro, le sélectionneur des Bleus va faire le bilan avec Yvan Mainini, le président de la FFBB, vendredi. Un débriefing très attendu.

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CLAUDE BERGEAUD, comment abordez-vous la journée de vendredi?

C.B. : Je vais présenter mon débriefing au président (Yvan Mainini) et à Jean-Pierre De Vincenzi (DTN). Il y a pas mal de choses à dire. Je vais d'abord expliquer ce qui s'est passé à l'intérieur, ce que personne ne connaît. Pourquoi par exemple les joueurs sont solidaires avec moi, alors que je ne leur ai rien demandé. On a eu le même fonctionnement depuis quatre ans. Ca a marché pendant trois ans mais pas cette année. J'ai regardé une nouvelle fois ce qu'on avait fait lors des précédentes compétitions, surtout au Mondial-2006. Or c'est exactement la même chose, ce sont les mêmes défauts. On ne changera pas les gens. Sauf que dans la victoire, on te sourit alors que quand tu perds tout le monde te saute dessus.

C'est un peu la règle du jeu, non?

C.B. : Peut-être mais il faut comprendre aussi que, en tant que défenseur de mon sport, je ne peux pas m'inscrire dans ce genre de fonctionnement. Mais chez nous, c'est toujours la même rengaine: c'est tout de suite la crise, l'hystérie. Il faut trouver LE mec qui est responsable et surtout pas juger le système. C'est comme ça, c'est notre sport. C'est bien connu: quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la gale. C'est pour ça que je ne panique pas, que je garde une forme de sérénité, même si la déception est énorme.

Est-ce qu'il y a des critiques qui vous ont particulièrement heurté?

C.B. : J'ai été très surpris de ce que tout le monde a écrit à la fin de cet Euro alors que rien dans ma vision des choses n'a changé. Que ce soit avant, pendant ou après l'Euro, ma position n'a jamais bougé. J'ai été choqué qu'on dise que je ne prenais pas mes responsabilités. Mais évidemment que je me sens responsable! Ce serait se défiler de dire le contraire.

A la fin de l'Euro vous aviez dit que vous souhaitiez continuer avec l'équipe de France. Est-ce toujours le cas?

C.B. : Je suis prêt à envisager tout, y compris de continuer. Mais, compte-tenu de ce qui s'est passé, ça ne sera pas à n'importe quel prix. Je ne continuerai pas dans les conditions dans lesquelles je suis depuis quatre ans. C'est impossible. Il y a eu quatre campagnes, dont les qualifications à l'Euro-2005 qu'on oublie toujours, et on a toujours fonctionné de la même façon. Cette année il y a eu des choix qui ont été faits, ils ont été malheureux, mais je ne peux pas m'arrêter à ces choses-là.

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