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Biathlon: Bailly perd son dossard de leader mais pas la foi

jeu 13 mar, 18h11


OSLO (AFP) - Avec sa 16e place dans le sprint d'Oslo, Sandrine Bailly a perdu jeudi son dossard de leader de la Coupe du monde de biathlon et le globe du sprint, mais la Française, bien que fatiguée, assure que "tout est encore possible" avant les deux dernières courses de l'hiver.

Tout, jusque là, s'était bien passé. Un sans-faute sur le tir couché, son point faible depuis plusieurs semaines, les trois premières balles du tir debout lâchées sans aucune hésitation en pleine cible. Et puis, sur les deux derniers tirs, "deux erreurs similaires, en peu en haut à gauche".

"Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, j'ai sans doute manqué de concentration", a reconnu la leader de l'équipe de France.

Partie avec le dossard 18, Bailly s'était vite rendu compte qu'elle n'avait pas les jambes pour concurrencer Andrea Henkel et Magdalena Neuner, deux pénalités chacune, mais qui l'ont devancée de près de 50 secondes sur la ligne d'arrivée avec leur 5e et 7e place.

"Je n'étais pas bien à l'échauffement, ce n'était pas un bon signe. Je n'avais pas d'énergie", a souligné la Française qui, sans se chercher d'excuses, évoque pêle-mêle les longs voyages et fuseaux horaires d'une fin de saison avec des étapes en Corée du Sud, Sibérie et Norvège, et une neige ramollie par des journées entières de pluie.

"Je suis dans le +dur+, j'accuse le coup", a-t-elle analysé.

Son entraîneur Lionel Laurent voit, lui, une autre raison à ce mauvais passage: "La pression commence à se faire sentir d'autant qu'elle se bat seule contre une armada d'Allemandes qui ne lui font pas de cadeaux".

Depuis le début de saison, Bailly, 28 ans, est en effet la seule à faire douter l'équipe d'Allemagne: il y a d'abord eu le cavalier seul de Martina Glagow, puis Kati Wilhelm en janvier, Henkel lors des Mondiaux-2008 et maintenant Neuner.

La prodige, sextuple championne du monde à 21 ans, s'est emparée jeudi pour la première fois de sa carrière de la première place du classement mondial. Elle pourrait la conserver jusqu'à dimanche même si elle est légèrement grippée.

"Je ne m'amuse pas à compter les points qu'il me faut encore gagner, je veux faire mes courses et après on verra", a balayé "Gold-Lena" comme elle est surnommée en Allemagne où elle a été élue sportive de l'année 2007.

Avec ses 18 points d'avance sur Henkel et 22 sur Bailly --une avance virtuellement plus importante puisque les trois plus mauvais résultats de l'hiver seront décomptés dimanche à l'issue de la 26e et dernière course--, Neuner, qui a enlevé jeudi le "petit" globe du sprint, est en position de force, mais Bailly ne baisse pas pavillon.

"Tout est encore possible, surtout avec des courses à quatre tirs", a insisté la lauréate de la Coupe du monde 2005.

"Sandrine n'a plus rien à perdre", abonde Lionel Laurent. "Il faut juste qu'elle reparte à l'attaque et qu'elle soit plus offensive, à l'image de ce qu'elle a fait en Corée du Sud".