Vincent Vittoz a encore de l'ambition en cette fin de Coupe du monde et espère terminer, à partir de vendredi, avec un podium à Santa Caterina. Le Français n'en est pas moins très lucide sur sa saison et tient à effectuer une véritable remise en question suite à sa 24e place au classement général et le fait qu'il n'est pas encore monté une seule fois sur le podium.
«Quel est votre objectif pour ces finales ?
J'espère aller chercher un podium, je veux finir la saison en beauté. J'ai montré le week-end dernier (4e à Oslo) que j'étais en super forme. J'ai bien digéré les efforts du 50 km, je suis motivé, mais je ne suis pas non plus obnubilé par le podium. Ce n'est pas une fin en soi, car ces finales, ce ne sont pas des Mondiaux ou des jeux Olympiques et j'ai déjà deux belles 4e places (Oslo et Canmore, en janvier) cet hiver.
Si vous ne montiez pas sur le podium ce week-end, cela serait votre premier hiver depuis 2001-02 sans podium en Coupe du monde. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
Je ne pense pas avoir fait une mauvaise saison. Quand je n'ai pas été malade, j'ai été régulier entre la 4e et la 10e place, mais c'est vrai que je n'ai pas réussi à élever mon niveau pour aller chercher les meilleurs. C'est sans doute le moment de faire une grosse remise en question sur ma façon de m'entraîner. Il va me falloir retrouver ce petit plus. Pour la première fois dans ma carrière, après mon abandon dans le Tour de Ski, j'ai trouvé durs les efforts réclamés par le sport de haut niveau. Mais ma fin de saison montre que la tête est encore là. Il faut se remettre au travail, en changeant des choses, je ne sais pas encore quoi, pour me permettre de me donner à fond pour ce qui pourraient être peut-être, rien n'est encore décidé, mes deux dernières saisons. Je veux réussir les deux prochains grands rendez-vous, les Mondiaux-2009 de Liberec et surtout les JO de Vancouver, car la médaille olympique, c'est celle qui me manque.
La saison 2007-08 a montré que l'équipe de France ne se résumait pas qu'à Vincent Vittoz. Est-ce une satisfaction, un soulagement ?
C'est vrai, je ne suis plus isolé comme cela pouvait être le cas vers 2003. Il y a d'autres gars qui sont là comme Emmanuel Jonnier (victoire d'étape dans le Tour de Ski), Roddy Darragon (8e à Düsseldorf en sprint), Cyril Miranda (5e à Stockholm en sprint) et Jean-Marc Gaillard (vainqueur du 15 km de Liberec). Cela va me permettre de prendre plus de recul (en termes de pression), mais cela montre surtout que je m'entraîne avec une équipe forte, qu'il faut maintenir cette équipe et continuer à travailler.» (AFP / Jérôme RASETTI)

