Eurosport - ven, 13 mars 18:28:00 2009
Après avoir "profité d'un bon break et rechargé les batteries", Julien Lizeroux aborde les finales mondiales d'Are avec l'ambition d'y glaner un 3e succès cet hiver. Le double vice-champion du monde, qui reconnaît une certaine fatigue, revient sur sa saison. Le bilan est évidemment positif.
JULIEN LIZEROUX, vos Mondiaux de Val d'Isère se sont soldés par deux magnifiques médailles d'argent en Super-Combiné puis en slalom. Pouvez-vous revenir sur cette quinzaine magique ?
J.L. : Ce que je retiens, c'est : deux courses, deux médailles, un public venu en masse pour soutenir tous les Français, une organisation superbe. Je crois que c'était tout simplement la fête du ski. Personnellement, les Mondiaux de Val d'Isère ont été une grosse satisfaction. Mais également sur le plan de l'équipe avec des places d'honneurs dans toutes les disciplines et un très bon état d'esprit.
Après Kitzbuehel, vous vous êtes imposé à Kranjska Gora. Décrocher une 2e victoire n'est-il pas plus difficile que d'en obtenir une première ?
J.L. : C'est vrai que je suis très content d'avoir gagné de nouveau. Ça signifie pas mal de choses. Ça veut dire notamment que je me suis remis au boulot après ma première victoire. Ça signifie aussi que je n'ai pas envie de m'arrêter là. Il faut juste profiter de ses bons moments et continuer de surfer sur la vague.
Vous apportez beaucoup d'importance au travail effectué dans votre réussite actuelle. Mais votre solidité mentale ne joue-t-elle pas un rôle prépondérant dans vos performances ?
J.L. : Quand je parle de travail, c'est général: c'est le physique, la technique mais aussi, bien sûr, le mental. Ce n'est pas quelque chose d'inné, mais c'est grâce au travail, à l'entrainement et la répétition que l'on arrive à mieux se connaitre et à être plus performant. C'est ce qui fait la différence dans le sport de haut niveau.
Votre style sur la neige est agressif, en force. On vous sent parfois à la limite... mais au final, vous êtes toujours à l'arrivée...
J.L. : Je crois que c'est ce qu'on peut constater en effet (rires). L'important c'est d'être efficace et rapide, peu m'importe la manière...
La saison a été longue. Dans quel état de forme arrivez-vous en Suède et quel bilan tirez-vous de votre hiver ?
J.L. : Je suis fatigué, comme tous les coureurs du circuit. Le mois de janvier a été très chargé et nous avons enchaîné directement avec les Mondiaux. Maintenant, la saison est bientôt terminée. Il ne faut donc rien lâcher jusqu'aux finales et tout donner. Concernant le bilan, je peux déjà en tirer un global: il n'y a que des bonnes choses !
Vous n'avez jamais couru à Are en Coupe du monde. Que pensez-vous de cette piste ?
J.L. : Elle n'a rien de spécial, à vrai dire. Mon objectif à Are sera d'envoyer du gros. Je vais continuer d'aborder les courses de la même manière: m'adapter aux conditions, au relief, a la qualité de neige, au tracé. Et surtout, envoyer du gros !
Avant de partir en vacances...
J.L. : Oui, mais pas tout de suite. Mon programme risque d'être chargé jusqu'à fin avril. Je vais être sollicité par mes sponsors. Je vais également fêter ma saison : un gros programme en perspective, jusqu'au Challenge des Moniteurs. Après, ce sera réellement l'heure de prendre des vacances...
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement