Eurosport - ven, 13 mars 19:39:00 2009
Sévèrement battu lors du choc face à Toulouse (3-0), Bordeaux marque le pas en championnat. L'équipe girondine est reléguée à cinq points du dauphin parisien. Entre des cadres fatigués, un manque d'envie et une tactique défaillante, le coup de moins bien bordelais s'explique de plusieurs manières.
DES JOUEURS CADRES USES
La répétition des matches commence à se faire ressentir. Et surtout chez les joueurs clefs du système des Girondins. Depuis quelques semaines maintenant, les cadres de Laurent Blanc n'ont plus la même influence. On pense bien sûr à Yoann Gourcuff, incapable d'imposer la même intensité après avoir enchaîné les rencontres sous le maillot au scapulaire et de l'équipe de France. Mais le meneur de jeu bordelais n'est pas le seul à avoir les jambes lourdes. Ses collègues de l'épine dorsale girondine "traînent aussi la patte". Ulrich Ramé se montre moins décisif. Souleymane Diawara moins tranchant dans les duels. Alou Diarra enchaîne les prestations moyennes. En fait, Marouane Chamakh est un peu l'arbre qui cache la forêt. Et ce n'est pas la suspension de Fernando ou encore la blessure de Cavenaghi (out six à huit semaines) qui vont arranger les affaires bordelaises.
UN MANQUE DE COMBATIVITE CRIANT
"Dans l'état d'esprit, ils nous ont laminés" . Laurent Blanc ne passe par quatre chemins. Ce week-end, Bordeaux a pris une claque à Toulouse (3-0). Mais les Bordelais ont surtout reçu une leçon de la part des joueurs de la Ville Rose en termes d'état d'esprit. Jamais, ils n'ont semblé en mesure de lutter face à la hargne des hommes d'Alain Casanova. "Ils ont été meilleurs dans l'envie et le combat", constate Mathieu Chalmé dans Sud Ouest. Un manque d'engagement resté en travers de la gorge de Marc Planus : "Comment prétendre aux trois premières places avec si peu d'envie et de détermination ? Nous n'avons pas d'excuses, nous savions comment cela allait se passer face à une équipe bien organisée, qui nous attendait pour contrer, mais nous sommes simplement entrés sur le terrain pour jouer à la balle. Nous avons manqué d'intelligence, de réflexion. Il a fallu attendre la mi-temps pour que papa nous dise comment réagir. Ce n'est pas normal ", s'agace le défenseur sur le site du club.
LE BEAU JEU, QUEL BEAU JEU ?
"Notre qualité première, c'est jouer au football." Laurent Blanc s'obstine mais Bordeaux n'y est plus. A Toulouse, c'est aussi tactiquement que Bordeaux a sombré, incapable d'endiguer le schéma de jeu des Violets et de développer le jeu léché qui les a menés sur le devant de la scène ces derniers mois. Si la mauvaise passe de leur meneur de jeu Yoann Gourcuff explique en partie que la machine se soit grippée, toute l'équipe a sa part de responsabilités. "Contre Toulouse, on est simplement entré sur le terrain pour jouer à la balle, on a manqué d'intelligence, de réflexion", a avancé Marc Planus. Au Stadium, les Girondins se sont montrés incapables de contrer le schéma tactique des locaux : "On avait espéré bloquer Gignac. Le seul problème, c'est qu'il a été l'homme du match (...) Mon équipe a des lacunes", admet Laurent Blanc dans un constat d'impuissance qui en dit long. Et Jean-Louis Triaud de lui emboîter le pas : "On a été nuls, y compris tactiquement. Cette équipe de Toulouse est difficile à jouer, avec son jeu basé sur le contre. J'imagine qu'on le savait mais on a fait exactement ce qu'ils attendaient de nous. On a bien collaboré pour les faire briller."
DISTANCES POUR DE BON ?
Si la situation n'est pas encore catastrophique, l'heure est à la réaction. Alors qu'on prévoyait à Bordeaux un avenir radieux après la prolongation de contrat de Laurent Blanc, les nuages s'accumulent dans le ciel bordelais. Avec six points de retard sur Lyon, les rêves de titre semblent s'être s'envolés. Et la qualification directe pour la Ligue des Champions s'éloigne de plus en plus (le PSG a 5 points d'avance). "Avec cette défaite, nos jokers sont plus que brûlés. Nous commençons à accuser beaucoup de retard au classement ", lance Planus. Pour l'heure, la crise reste passagère car Bordeaux peut encore revenir dans la course. Surtout que le calendrier à venir avec Nice et Nancy à domicile, Le Havre à l'extérieur semble favorable. Mais pour rester en vie, les coéquipiers de Gourcuff devront montrer un autre visage et retrouver un peu de jus. Sinon, il faudra revoir ses ambitions à la baisse. A la grande déception de tout le groupe...
Commentaires 1 - 2 de 2
pas preums
prems
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement